Chaque 17 mai, la journée mondiale contre l’homophobie est l’occasion de rappeler que la situation des personnes homosexuelles dans le monde est loin d’être paisible.

Pour la quatrième année consécutive, les défenseurs des droits humains du monde entier disent à l’unisson leur détermination à lutter contre l’homophobie. Les cas de violences d’États contre les homosexuels ou de non protection, de l’Iran jusqu’à la Pologne en passant par la Russie, sont rapportés avec une inquiétante régularité. En France non plus, la lutte contre l’homophobie n’est pas terminée, si l’on en croit les associations gaies et lesbiennes. SOS Homophobie remarquait par exemple dans un communiqué du 29 avril que trois affaires avaient particulièrement inquiété l’association cette année, en commençant par la directive envoyée par le Ministère des Affaires étrangères aux consulats afin qu’ils refusent d’examiner les demandes d’enregistrement de pacs binationaux dans certains pays. SOS Homophobie souligne également l’épisode du logiciel Ardoise testé par la ministère de l’Intérieur (voir brève ci-dessous) et celui d’un homosexuel, déchu de la nationalité française après avoir demandé la double nationalité hollandaise alors qu’il s’était marié avec un homme aux Pays-Bas. À Lyon, les associations gaies, lesbiennes, bi et trans paraissent décidées à se faire entendre : elles tiendront de 15h à 18h un forum place de la comédie, sous le slogan «Insulté-e-s, expulsé-e-s, tabassé-e-s, ça suffit». Ce mot d’ordre fait référence à la «mascarade» du parquet de lyon, dénoncée plusieurs fois par la Lesbian and Gay Pride de Lyon cette année, suite au traitement «laxiste» d’agressions homophobes. La banderole déployée place de la comédie s’adresse aussi à la Préfecture, qui avait engagé une procédure d’expulsion à l’encontre de Nadir, un jeune Algérien scolarisé dans l’agglomération depuis sept ans et vivant en couple avec un garçon depuis deux ans ; l’arrêté avait été annulé au mois de mars par le Tribunal administratif de Lyon. La plupart des associations LGBT ainsi que la Ligue des droits de l’homme et quelques associations féministes se réuniront donc le 17 mai pour rappeler qu’elles ne baissent pas la garde.

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