SOS Homophobie a rendu deux rapports à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie. Si la société paraît de plus en plus ouverte, les violences homophobes se radicalisent.

L’association SOS Homophobie vient d’éditer son douzième rapport sur l’homophobie, dont l’association remarque en préambule qu’il constitue le seul outil d’analyse de l’homophobie en France car «à la différence du racisme et de l’antisémitisme, les actes homophobes ne font l’objet d’aucun recensement statistique public de la part du gouvernement». Alors que de nombreuses enquêtes d’opinion tendent à montrer que l’homosexualité est de mieux en mieux acceptée en France, notamment depuis la loi sur le PACS en 1999, SOS homophobie remarque depuis les années 2000 une radicalisation des violences homophobes, autant physiques que verbales, notamment dans le milieu de l’entreprise et dans les lieux publics. Une radicalisation vraisemblablement due à la visibilité toujours plus importante des homosexuels. Jacques Lizé, co-président de l’association, remarque par exemple que dans les banlieues des grandes villes, où l’homophobie intervient avant même que ne puisse affleurer quelque manifestation d’homosexualité, on ne dispose quasiment d’aucun élément. Autre tendance soulignée par le rapport : les auteurs d’agressions homophobes sont de plus en plus jeunes. 78% des personnes agressées disent l’avoir été par des jeunes de moins de 25 ans ; c’est aussi l’âge des auteurs de 11 des 14 meurtres homophobes recensés au cours des six dernières années. SOS homophobie, également à l’origine d’une enquête inédite sur la lesbophobie (voire interview ci-dessous) entend bien attirer l’attention du gouvernement sur ce que Jacques Lizé qualifie de «problème de santé publique» ; en effet, l’homophobie est à l’origine de nombreuses dépressions, d’arrêts de travail et de suicides, notamment chez les plus jeunes. La reconnaissance officielle de la journée mondiale contre l’homophobie, le 17 mai dernier, constitue pour lui un pas essentiel dans la prise en compte de ce fléau.

www.sos-homophobie.org

 

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