Olivier Ombret-Vidal est vice-président de la délégation rhodanienne de l’association Aides, qui lutte contre le sida et soutient les personnes séropositives depuis 1984. Il réagit aux déclarations du directeur de l’Assurance maladie, Frédéric Van Roekeghem.

«On ne s’attendait pas à une telle déclaration. En même temps, ce n’est pas la première fois que l’on assiste à de tels effets d’annonce, dont on craint qu’ils constituent une manière de jauger l’opinion et de préparer le terrain pour une réforme. Depuis la mise en place du forfait journalier hospitalier (une participation de 16€ par jour au delà de 24 heures d’hospitalisation, NdlR) jusqu’aux franchises, on assiste à une multiplication des déremboursements. Aujourd’hui, on se rend compte que ces mesures ne sont pas sans effets et génèrent des difficultés croissantes ; de nombreux malades retardent leur traitement voire ne se soignent plus du tout. Ce qui n’est pas un bon calcul économique puisqu’ils devront être pris en charge au moment où ils rencontreront des complications. AIDES dispose de commissions régionales d’aide, chargées de soutenir les malades en situation de précarité quand plus aucun dispositif légal ne les prend en charge ; nous sommes très inquiets car on rencontre de plus en plus de cas où la vie des malades est en jeu. Nombreux sont ceux qui ne peuvent déjà pas accéder aux mutuelles du fait de leurs faibles revenus, il n’y pas de raisons que cela change avec un désengagement de l’assurance maladie. La tendance est malheureusement assez claire : on demande désormais aux malades de supporter eux-mêmes tout le poids de leurs maladies».

www.aides.org

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