« Il faudrait au moins appliquer le principe de précaution ! »
Extrait d’un communiqué publié par la Conférence des évêques de France

La conférence des évêques de France invoque le principe de précaution dans le champ de l’éducation et de la filiation. Elle estime en effet qu’ «aucun élément scientifique et sérieux ne permet de dire qu’il n’y aurait aucun dommage à ce qu’un enfant soit élevé par deux hommes ou par deux femmes plutôt que par un homme et une femme». Quel étonnant argument ! Scientifiquement et sérieusement, on peut considérer qu’il y a des dommages à ce qu’un enfant soit élevé, tout court, peu importe la configuration de sa famille. Il est absurde – nous n’oserions pas dire crétin – d’appliquer le principe de précaution à l’éducation. Élever un enfant, c’est une affaire de foi. Il faut qu’ils en aient de la fois tous ceux et toutes celles qui donnent de l’amour à leurs enfants malgré les bâtons qu’on leur met dans les roues. «Il faudrait au moins appliquer le principe de précaution». Une autre formule dans cette phrase retient notre attention : «au moins». Est-ce à dire qu’au mieux, il faut castrer chimiquement les mâles homosexuels, obliger les lesbiennes à porter des stérilets et confisquer tous les enfants évoluant malgré tout dans des familles homoparentales ? «Mais voyons, ce n’est pas cotre vous, vous savez bien, un enfant a besoin de se construire dans l’altérité, il lui faut un repère masculin et un repère féminin». Parlons-en de l’altérité : combien d’enfants évoluent dans des ghettos sociaux, sans imaginer qu’il existe des réalités sociales et culturelles différentes des leurs ? Le petit blond des remparts d’Ainay se construit-il dans l’altérité ? Si, me direz-vous, il peut rencontrer quelques pauvres au Mac Donald place de la Bourse. Et bien la petite fille qui grandit avec deux papas, elle voit tous les jours la boulangère.

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