100501_3interviewimPrésident de la délégation AIDES pour l’Ain et le Rhône.

Est-il exact que le montant des subventions annoncées pour 2010 n’est que provisoire, comme l’affirme le ministère ?
La vérité, c’est que l’on manque de financements pour les projets en cours et que, au niveau de la région Rhône-Alpes, on constate une forte baisse dans les délégations de l’Ain et du Rhône (-8%, soit 10 000€), de l’Isère (-30%, soit 30 000€)… Le ministère affirme que nous pouvons encore soumettre des dossiers et des demandes de financement aux ARS, mais si nous les envoyons maintenant, nous n’aurons de réponse, dans le meilleur des cas, qu’à la rentrée de septembre ou en octobre. Comment fait-on d’ici là pour mener des actions sans financement ?

Pourquoi cette querelle de chiffres avec le ministère, qui affirme que les crédits affectés à la prévention sont en hausse ?
Pour arriver à l’augmentation de 12% qui est annoncée, Roselyne Bachelot a en vérité additionné plusieurs budgets qui étaient jusque-là indépendants : ceux effectivement affectés spécifiquement à la prévention du VIH, mais aussi ceux des Centres d’Accompagnement à la Réduction des risques pour les Usagers de Drogue (CARUD) et ceux destinés à la prévention de l’hépatite C.

Quelles seront les actions les plus touchées par la baisse des crédits ?
Ce seront les actions de prévention à destination des catégories de population particulièrement visées par AIDES : les gays et les migrants. C’est dramatique car ces catégories sont aujourd’hui les plus touchées par le VIH, et ne sont pas suffisamment prises en compte par le ministère de la Santé, qui se focalise sur les jeunes et les scolaires.

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