Suite(s) Impériale(s) de Bret Easton EllisBret Easton Ellis s’est-il contenté du service minimum pour son dernier ouvrage, Suite(s) Impériale(s), la suite de son premier roman Moins que zéro (1985) ?

 

Entendons-nous bien. Attendu comme le messie en cette rentrée littéraire 2010, le roman de l’Américain est loin d’être mauvais. On y retrouve la langue si particulière d’Ellis, pétrie d’oralité, les dialogues ciselés et énigmatiques, les obsessions paranoïaques autour de l’argent, du sexe et de la drogue qui raviront les fans, mais le cœur n’y est pas. Comparé au puissant Lunar Park, paru en 2005, dans lequel Ellis évoquait la paternité des enfants et des œuvres, la difficulté de devenir adulte et de se conformer aux conventions sociales, en convoquant les figures emblématiques de ses romans précédents, Suite(s) Impériale(s) est incontestablement un cran en-dessous, ce qui reste pourtant un cran au-dessus de beaucoup d’autres. On saluera toutefois l’initiative de l’éditeur qui profite du nouvel opus pour ressortir Moins que zéro. L’occasion de (re)lire le livre qui a propulsé un jeune auteur au faîte de la gloire.

 

Suite(s) Impériale(s) de Bret Easton Ellis (éditions Robert Laffont, 227 pages, 19 €)

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