101226_12RDVavec...2imBéatrice a deux passions : la musique et l’engagement associatif. Fraîchement débarquée à Grenoble après avoir vécu à Lyon puis à Saint-Étienne, elle entend bien continuer à s’impliquer dans la vie locale.

Quand on l’entend parler, on pourrait croire qu’elle est quasiment née une guitare à la main. En réalité, Béatrice est venue à la musique sur le tard, passés les trente ans. «J’ai toujours voulu jouer d’un instrument, mais, petite, j’y ai renoncé à cause d’un prof qui n’était pas pédagogue pour un sou. Finalement, j’ai connu la scène à travers le punk. Avec notre groupe, Lack of Reason, on a fait quelques tournées, ensuite j’ai joué de la basse aux côtés d’Alyson B. J’avoue que ça me manque un peu aujourd’hui !». Même si elles ne se produisent plus ensemble, Béatrice n’a pas rompu les liens avec son ancienne comparse puisqu’elle est aujourd’hui salariée de l’association Basilica Productions, qui gère la carrière de la rockeuse stéphanoise, tout en étant en charge de la programmation musicale du Ninkasi Saint-Étienne. L’occasion pour Béatrice de côtoyer des groupes aux styles très variés et d’en tirer une conclusion plutôt pessimiste : «le milieu de la musique reste très sexiste». Cela ressemble peut-être à un poncif, mais pour elle c’est une réalité encore très prégnante : «on y croise toujours très peu de femmes, et celles que je rencontre me disent qu’elles n’en peuvent plus des machos». Mais comme elle n’est pas du genre à se laisser abattre, Béatrice s’engage, milite et cherche en un mot à faire bouger les lignes. «Pendant quatre ans, j’ai été impliquée dans l’organisation du festival Autrement Gay [l’un des deux festivals gays stéphanois, qui se tient chaque année au mois de juin, NdlR]. Ça a été une super aventure, vraiment géniale, qui s’est arrêtée il y a un mois à cause de mon déménagement à Grenoble. Depuis un an, je suis également investie auprès de l’association de lutte contre le sida ACTIS : c’est une cause qui me tient à cœur car j’ai quarante-six ans, j’ai donc connu les années 80 et vu mourir pas mal de potes… Je fais de la prévention pendant les concerts et je tiens parfois le stand d’ACTIS, comme par exemple à Solidays. Depuis mon arrivée à Grenoble, j’ai rencontré des militants de AIDES ainsi que ceux du CIGALE [le Collectif Interassociations Gays et Lesbiennes, NdlR] et les filles du collectif lesbien Les Voies d’Elles. Pour l’instant, j’évite de trop m’engager sur la durée car il est possible que je déménage à nouveau et que je quitte Grenoble dans quelques mois, mais d’ici-là une chose est sûre : je vais continuer à militer !».

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