le 56Les alternatifs, féministes, anarchistes et libertaires de tout poil à Grenoble ont un nouveau quartier général : Le 56. Mais pour combien de temps encore ?

Depuis le 11 novembre dernier, ils squattent en effet un bâtiment (inoccupé depuis plusieurs mois) situé 56, rue du Docteur Hermite. Le lieu, simplement baptisé le 56, a ouvert ses portes quelques jours seulement après la fin de l’important mouvement social contre la réforme des retraites de cet automne et porte les traces de cet engagement politique contestataire. Mobilisations contre le G8 et la LOPPSI 2 y cohabitent avec des ateliers d’aïkido, de gymnastique, des concerts acoustiques, et même une boom années 80…

Les squatteurs, qui seraient aujourd’hui près d’une centaine, sont également sensibles aux thématiques LGBT et le prouvent en organisant régulièrement des projections de films qui abordent ces sujets, comme Le Dernier Été de la Boyita en janvier, Dieu merci, je suis lesbienne en février ou tout récemment le documentaire Pink Camouflage, projetés en non-mixité transpédégouine.

Mais l’avenir de cet «espace de convergence pour les personnes en lutte», comme le définissent ses fondateurs, paraît bien précaire : le 9 février, la municipalité de Grenoble, propriétaire du lieu, a remporté le procès pour occupation illégale qu’elle avait intenté à ses actuels occupants. Ceux-ci bénéficient cependant de deux mois de délai à compter de la remise du commandement de quitter les lieux, ce qui les rend «expulsables» dès la mi-avril.

 

Le 56, 56 rue du Docteur Hermite-Grenoble
http://le56.squat.net

 

Photos : Le 56 © DR

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