14e édition pour le festival Les Femmes S’en Mêlent. Le fonctionnement reste le même : des plateaux d’artistes féminines qui varient en fonction des villes. Aperçu de ce qui nous est réservé en Rhône-Alpes.

Depuis 1997, date de sa création, le festival Les Femmes S’en Mêlent n’a jamais eu d’autre objectif que de mettre en avant la scène féminine internationale. Cette année, une trentaine de groupes tournera dans toute la France et même à l’étranger le temps de quelques dates. Et si Les Femmes S’en Mêlent ont toujours su composer avec habileté têtes d’affiche (Cat Power, Chicks on Speed…) et groupes plus confidentiels, la sélection de cette nouvelle édition mise sur la découverte, grâce à des formations peu connues mais de très bonne qualité, réparties équitablement entre Paris et la province.

C’est au Ciel, à Grenoble, que se tiendra la majeure partie du festival en Rhône-Alpes. Artistes féminines des quatre coins de l’Europe et de tous les horizons musicaux s’y retrouveront avec, pour débuter, le 24 mars, l’Autrichienne Clara Luzia. Elle évolue aujourd’hui en quatuor et en a profité pour étoffer ses arrangements, sans dénaturer ses propos et ses ballades pop teintées de mélancolie. Elle sera accompagnée ce soir-là par la jeune artiste anglaise Lail Arad qui fait passer son sens de l’humour dans sa pop toute en trompette et banjo.

Quelques jours plus tard, le festival proposera un plateau canadien avec bien plus qu’une découverte : une avant-première ! Le groupe Austra n’a pas encore sorti son premier album, mais ceux qui ont pu assister à leur récent concert lyonnais (organisé par le collectif Middlegender lors d’une soirée “Folk Me Hard“ au Sonic en janvier) ou qui ont tout simplement jeté une oreille attentive à leur premier single Beat and the pulse savent qu’il est ici question de riot-girls et de dance sombre. Ce sera aussi l’occasion de voir The Pack A.D., duo féminin qui a été bercé très près des Kills.

Plateau suédo-nippon

Le 3 avril, ce sera au tour de l’Américaine Glasser et de sa musique primitive de monter au Ciel. Rythmes tribaux et sons organiques et électroniques caractérisent sa dernière production, Ring. Il s’agira de son deuxième concert dans le cadre du festival Rhône-Alpes, puisqu’elle se produisait la veille au Fil, à Saint-Etienne. La date lyonnaise aura lieu cette année au Transbordeur avec Le Corps Mince De Françoise (LCMDF), combo finlandais composé de deux sœurs. Synthés Casio et électro sont de sortie pour une pop criarde, expérimentale et influencée par les années 90. Le duo (qui emprunte son curieux nom à celui d’un chat anorexique) présentera son album Love and Nature. Et pour les Lyonnais qui louperaient la date, un concert de rattrapage est prévu à Grenoble mais cette fois-ci à la Bobine. LCMDF sera accompagné des foldingottes Trippples Nippples, trio japonais déjanté.

 

www.lfsm.net

 

Photo : Le Corps Mince de Françoise

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.