Avec Devenir celle que je suis, Delphine Philbert raconte chaque étape de son parcours de transition et d’acceptation de sa condition de femme trans.

HasardCouv3

En septembre 2008, Didier se décide à briser le «mur» qu’il se refusait à franchir depuis de nombreuses années. Après plusieurs nuits passées à dévorer les messages publiés sur un forum consacré aux transgenres, ce vétérinaire d’une cinquantaine d’années décide de s’y inscrire sous le nom de Delphine. C’est alors le début d’une transition de plusieurs mois décrite dans Devenir celle que je suis. Mais, pour reprendre la métaphore filée tout au long du témoignage, il n’a pas suffi d’abattre le mur pour trouver derrière lui l’épanouissement, pour que Delphine «devienne celle qu’elle est» : son parcours a été semé d’embûches.

Un témoignage personnel mais aussi politique

Car, passées les difficultés à s’accepter soi-même, reste à affronter le regard des autres : celui de sa femme, qui demande le divorce, celui de ses enfants adolescents, qui refusent de la voir, celui de ses parents, aux remarques blessantes, et celui de la société toute entière qui exprime quotidiennement son rejet quand Delphine est sommée, à la poste ou à l’aéroport, de justifier la contradiction entre son apparence extérieure et ses papiers d’identité. Papiers dont le changement reste extrêmement difficile pour les personnes trans.

Brutale quand elle révèle les difficultés incessantes que rencontrent aujourd’hui les transgenres, la description de cette renaissance est émouvante, comme lorsque Delphine effectue ses premiers pas dehors, tout à la fois angoissée et excitée d’apprivoiser sa nouvelle identité. Témoignage éminemment personnel, Devenir celle que je suis n’en est pas moins politique. Si Delphine Philbert interroge une société qui ne reconnaît pas les transgenres, elle interpelle également un mouvement LGBT à qui il arrive, lui aussi, d’oublier sa dernière lettre.

 

Devenir celle que je suis de Delphine Philbert (éditions Max Milo)

Un Réponse à “« Devenir celle que je suis », le témoignage politique de Delphine Philbert”

  1. ERIK

    JE ne suis ni homme , ni femme , ni bi (ou hétéro) ; mais je suis PEDE (et j’aime les filles) : je (me sens) à 100 % SISSY …
    ERIK

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