Les Nuits de Fourvière accueillent pour la première fois une battle de breakdance qui réunira huit équipes françaises ou étrangères.

Les Lyonnais sont habitués à la confrontation entre institutions culturelles établies et culture hip-hop depuis que les breakdancers de la région ont fait des arcades de l’Opéra leur quartier général. Les Nuits de Fourvière poussent cette année le mélange des genres un peu plus loin. C’est en effet à une première mondiale qu’elles nous convient le 17 juillet. Huit équipes de breakdance originaires de France et de l’étranger vont s’affronter dans le cadre prestigieux de l’amphithéâtre antique de la capitale des Gaules. La ville de Lyon, dont le parvis de l’Opéra a vu naître plus d’une vocation de b-boy (nom donné aux breakdancers), n’a pourtant jamais accueilli de manifestation majeure de breakdance. C’est cet oubli que tentera de réparer le Battle Breakdance, organisé en partenariat avec le festival L’Original.

Des équipes néerlandaises, américaines, russes, sud-coréennes…

Le principe d’un battle est simple : chaque crew s’affronte, livrant la prestation la plus impressionnante possible à coups de toprock, de downrock, de freeze et de power moves face à un jury d’experts qui sélectionne les meilleures performances, aussi bien collectives qu’individuelles. Ainsi, les Melting Force de Saint-Étienne et les Phase-T de Paris viendront se mesurer aux Pockemon Crew, composés majoritairement de danseurs originaires de la région lyonnaise et ayant obtenu un tel prestige sur la scène internationale qu’ils auraient éveillé l’attention de Madonna. À ces forces hexagonales viendront également s’ajouter les HustleKids des Pays-Bas, les Team USA ou encore les plus inattendus Russes de Predatorz Clan ou les Sud-Coréens de Morning of Owl.

Apparue à New York dans les années 70, le breakdance a, à l’instar de la musique hip-hop, traversé les frontières pour devenir à travers le monde un moyen d’expression de populations souvent jeunes et tenues à l’écart de la culture institutionnelle. En investissant Fourvière, le Battle Breakdance permet de redonner ses lettres de noblesse à la culture dite populaire.

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