110920_21CommedesAngesimMaxime Valence est réalisateur de films pornographiques pour Comme des Anges, une société de production dont les méthodes de travail uniques (notamment la formation d’acteur, tenue secrète !) n’ont rien à envier à celle de Stanislavski…

Vous dites que vous recrutez vos «anges» en fonction de leurs sourires. N’est-ce pas un peu hypocrite ?
Cela signifie qu’on ne recrute pas nécessairement de beaux acteurs. C’est à nous de les rendre beaux. Tout le monde a sa chance chez Comme des Anges. On veut des garçons gentils, sains, naturels, spontanés. Les plus beaux, ceux qui baisent le mieux ou qui sont les mieux membrés ne sont pas ceux qui nous intéressent le plus. On souhaite surtout que les tournages se passent bien pour continuer à faire des films de qualité.

Vos acteurs ont le choix de leurs partenaires et du scénario. Votre fonction de réalisateur est donc très limitée ?
Pendant le tournage, je suis plus cadreur. En revanche, Comme des Anges travaille énormément l’image. Et c’est là qu’est l’essentiel de mon boulot, avant et après le tournage, car nous effectuons un gros travail de postproduction.

De quelle manière formez-vous vos acteurs ?
Je ne peux pas trop en dire. C’est comme la recette du Coca-Cola ! Cette formation est une succession de secrets qui fait que nos films sont ce qu’ils sont : les qualifier d’«exceptionnels» serait prétentieux mais on peut dire en tout cas qu’ils sont uniques.

Quel est votre pire souvenir de tournage ?
Il nous est déjà arrivé qu’un acteur n’arrive pas à bander parce que son partenaire était trop beau. On s’est aussi déjà fait attaquer par une nuée de moustiques lors d’un tournage en extérieur…

Qu’est-ce qui vous séduit encore à Comme des Anges, après quinze années de travail ?
Dans cette boîte, on a toujours eu un côté chauvin. Lorsqu’elle a été créée, le porno français était peu coté à l’étranger, car, par manque de moyen, il était souvent trash et bas de gamme. L’idée sur laquelle a été fondée Comme des Anges, c’était d’élever le porno français et de lui redonner une belle image. C’est un métier qui peut-être sale, ou glauque. Mais moi, je le fais proprement.

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