La Commission européenne a rappelé aux États-membres qu’ils ne pouvaient pas interdire le don du sang au motif de l’orientation sexuelle du donneur.

Le 22 mars 2004, une directive de la Commission européenne interdisait le don du sang aux «sujets dont le comportement sexuel les expose au risque de contracter des maladies infectieuses graves transmissibles par le sang». Beaucoup de gouvernements européens se sont depuis abrités derrière ce texte pour justifier l’exclusion des gays. Mais en septembre dernier, cette interprétation a été réfutée par le commissaire européen à la Santé et la consommation, le Maltais John Dalli, qui a précisé qu’il fallait distinguer «comportement sexuel» et «orientation sexuelle». La Commission européenne a même tenu à rappeler que les États-membres étaient tenus d’appliquer cette directive «dans le respect total de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, et notamment de son article 21 qui interdit la discrimination invoquant le motif de l’orientation sexuelle».

À la même période, le gouvernement conservateur britannique a annoncé que les gays du Royaume-Uni pourraient désormais donner leur sang… après un an d’abstinence sexuelle (contre dix précédemment). En Italie et en Espagne, en revanche, l’orientation sexuelle n’est pas un critère d’exclusion : gays et hétéros peuvent donner leur sang, à condition toutefois de n’avoir pas changé de partenaire sexuel récemment (six mois en Espagne, quatre mois en Italie). Mais ces deux pays semblent bien isolés : à l’heure actuelle, l’immense majorité des États-membres de l’Union européenne refusent les dons des gays.

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