120320_120129..multimediaarticles11121818quefairependantlesftesiden3im5copyrightJeanLouisClaretLa compagnie Soleluna présente Besame Macho, pièce musicale de Michel Heim, dont les thèmes rejoignent de manière assez inattendue les préoccupations de contes de Noël plus traditionnels.

En cette fin d’année, le minuscule théâtre Étoile Royale, non loin de la place Croix-Paquet, revêt l’apparence d’un cabaret défraichi de Buenos Aires au début des années 1980. Tenu par une patronne ambigüe, Carmen, et par sa fille Pilar, cet établissement est un lieu interlope qui n’a rien pour plaire à la dictature qui sévit alors en Argentine. C’est pourtant là que le destin va jeter un opposant politique recherché par la police, confrontant forces de l’ordre et monde de la nuit dans un jeu du chat et de la souris aux multiples rebondissements. Il y a assurément du vaudeville dans cette comédie où les portes claquent et où les masques tombent les uns après les autres. Réflexion sur l’orientation sexuelle, le genre et leur répression sur fond de chansons célèbres réécrites pour l’occasion, Besame Macho se révèle être un hymne à la tolérance et à l’amour de son prochain. Des valeurs Disney, sans doute, mais revues à la sauce queer. Malgré quelques imprécisions, les acteurs et les musiciens sont attachants et le public se laisse emporter dans ce récit abracadabrantesque. On est d’autant plus séduit lorsqu’on découvre que derrière cette histoire d’amour et de famille se cache une réelle entreprise familiale, celle des Carpintieri, de la compagnie Soleluna. Rien de telle qu’une soirée à Buenos Aires pour fuir la grisaille lyonnaise et retrouver le véritable esprit de Noël.

www.theatre-etoileroyale.fr

 

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