Les associations LGBT grenobloises se mobilisent le 15 mai à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie.

Depuis son apparition aux États-Unis à la fin des années 80, l’acronyme «LGBT» vaut généralement pour «Lesbien, Gay, Bi et Trans». À l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie, Aides Arc Alpin et le CIGaLe (Collectif interassociations gays et lesbiennes), qui regroupe sept associations homosexuelles grenobloises, se sont autorisés à en détourner le sens pour en faire un programme d’action axé sur quatre thématiques : Liberté, éGalité, visiBilité et préventTion. Soit autant de revendications portées lors d’une même journée : la dépénalisation universelle de l’homosexualité, l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe, la sortie du placard et la lutte contre le sida.

Un forum, un kiss-in, une marche, une expo, une projo

Le 17 mai (date choisie depuis 2005 pour célébrer la Journée mondiale contre l’homophobie) tombant cette année le jeudi de l’Ascension, les organisateurs de l’événement l’ont avancé de deux jours afin de lui assurer une meilleure visibilité. Mardi 15 mai, ils organiseront donc un forum interassociatif place Félix Poulat de 14h à 17, suivi d’un kissing à 17h15 et d’une marche LGBT dans les rues piétonnes (la première de ce type à Grenoble depuis 2005). La journée s’achèvera à l’Hôtel de Ville de Grenoble, d’abord avec le vernissage, à 18h30, de l’exposition Les Condamnés, qui restera visible deux semaines durant. Elle présente des autoportraits et des témoignages (recueillis via Internet par le journaliste Philippe Castetbon) d’homosexuels vivant dans des pays où leur orientation sexuelle les expose à des peines d’emprisonnement, voire à la mort.

Enfin, à 20h, les organisateurs projetteront, en partenariat avec le festival Vues d’en face (qui s’est tenu le mois dernier), le documentaire Cameroun, sortir du nkuta (expression équivalente à notre «sortir du placard»). Dans ce pays d’Afrique occidentale où les rapports homosexuels sont punis de six mois à cinq ans d’emprisonnement, ce film de 2008 (que les spectateurs lyonnais ont pu voir l’an dernier lors de la première édition du festival Écrans Mixtes) suit le combat d’une avocate, Alice Nkom, contre la persécution des gays et des lesbiennes.

 

Photo : Le CIGaLe lors de l’édition 2008 des Phôb.Ô.Folies © DR

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