Le terme n’est pas très beau, certes, mais la réalité qu’il désigne n’est guère plus reluisante. À l’occasion de la Journée internationale de la bisexualité (célébrée tous les 23 septembre depuis 1999), plusieurs associations (le MAG jeunes LGBT, SOS Homophobie, Bi’cause et Act Up-Paris), associées à des militants indépendants, ont lancé la première enquête française sur la biphobie au sein même de la «communauté» LGBT.

Cette enquête passe par un questionnaire qui s’adresse à toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre. Par le biais d’une quinzaine de questions, il vise à interroger les représentations positives ou négatives associées à la bisexualité dans les domaines de la vie sexuelle et/ou amoureuse, de la visibilité, de la santé. Il est disponible via Internet et sera également diffusé dans la rue à Paris, Marseille, Strasbourg, Nice, Nantes, Montpellier et Besançon, par le biais d’un réseau de partenaires associatifs de ses promoteurs et via les délégations régionales de SOS Homophobie.

Pour les initiateurs de cette enquête,

«parce que les bisexuel-le-s sont invisibilisé-e-s dans la société, mais aussi au sein même de la communauté LGBT et parce que les violences spécifiques dont ils et elles peuvent être victimes sont souvent niées ou confondues avec l’homophobie, il devient urgent de cerner plus précisément les différentes formes que peut prendre la biphobie».

Les résultats de cette enquête seront communiqués le 17 mai 2013 à l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHO) et serviront de base à la mise en place d’un dispositif de recherche inter-associatif inédit sur la bisexualité.

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