De Philippe Artières et Janine Pierret (Bayard)

Contre «l’amnésie sociale», Philippe Artières et Janine Pierret veulent participer à l’écriture d’une mémoire du sida. Celle-ci prend la forme d’un «récit à la première personne du pluriel», par fidélité à l’histoire de l’épidémie, à la prise de parole des malades eux-mêmes et à son caractère collectif (qu’illustrent en particulier les mouvements de séropositifs comme Aides ou Act-Up). Le livre réunit ainsi plusieurs dizaines d’extraits d’entretiens, menés dans les années 1980 et 1990, avec des malades, principalement des homosexuels et des toxicomanes. Ceux-ci font le récit de trente ans d’épidémie, de la manière dont ils ont appris leur contamination, comment ils ont vécu leur maladie, dans leur famille, leur travail, leur quotidien et leurs amours, ou encore le bouleversement de l’arrivée des trithérapies au milieu des années 1990.

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