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Chaque mois, un expert répond aux questions que vous vous posez sur l’homosexualité et le genre.

Tout d’abord, merci Sandy pour votre courrier. Il n’est pas étonnant de constater que le traumatisme de La Cage aux Folles s’étend jusqu’à New York : la comédie de Poiré a longtemps été le film français le plus vu aux États-Unis. Mais pour vraiment constater l’ampleur du phénomène, il faut surtout s’immerger dans les forums ou les différentes discussions traitant de l’actualité gay et lesbienne sur Internet. Et que constate-t-on ? Que La Cage aux folles est le «point Godwin» des homosexuels. La loi Godwin est la suivante : «plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1». Et une analogie de ce genre signe souvent l’échec de la discussion, car trop extrême et souvent très éloignée de la question initiale. Concernant les commentaires autour des questions LGBT, la loi Godwin serait la suivante : plus la conversation dure, plus la probabilité d’y faire référence à La Cage aux Folles est grande, le film de Poiré étant le fameux point Godwin, soit le point de non-retour de la discussion. Le mieux, Sandy, c’est de vous rendre compte par vous-même, par exemple en consultant n’importe quel article en ligne sur la Gay Pride. En jetant un œil sur les commentaires des internautes, vous serez surprise de lire des posts comme : «Quelle image la Gay Pride donne-t-elle des gays ? C’est comme La Cage aux Folles…». Depuis la sortie du film en 1978, une très sérieuse étude menée par Heudebert France a révélé que les plus grands consommateurs de biscottes étaient hétérosexuels. Rien de surprenant à cela : en effet, comment manger une biscotte, quand on est gay, sans être hanté par le fantôme de Zaza Napoli ? Pour cette raison, les gays ont définitivement abonné la biscotte et cette étude révèle même que 78% des homosexuels préfèreraient ne pas s’alimenter le matin plutôt que d’avoir à tartiner une biscotte. Ils sont traumatisés car ils ne veulent tout simplement plus être associés à cette image-là. Ils souhaitent aujourd’hui ressembler à Monsieur et Madame Tout-le-monde. Ils travaillent (non plus dans le milieu du spectacle, mais chez Leroy Merlin), achètent une Kangoo, se marient et ont des enfants. Ils souhaitent être de bons pédés, sans humour ni plume. Quitte à singer les normes hétérosexuelles pour mieux se fondre dans la masse. On conclura, Sandy, que ça tombe plutôt bien, puisque c’est ainsi que la société les préfère !

Bonus : la bande-annonce (en anglais, pour la sortie aux États-Unis) de la cause du traumatisme

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