Rufus Wainwright est un artiste qui ne fait pas les choses à moitié. Avouons-le, il est l’archétype même de la diva gay impulsive et créative, qui en rajoute toujours des tonnes et qui orne de froufrous tout ce qu’elle touche jusqu’à n’en plus pouvoir…

Chanteur définitivement too much, Rufus Wainwright est capable du meilleur comme du pire. Il se fait connaître en 1998 avec un premier album salué par la critique, qui le compare immédiatement à Jeff Buckley. Son songwritting balaye alors tous les registres avec extravagance : tel un maestro, il est capable de nous faire passer de l’excitation joyeuse à la mélancolie la plus totale. Voilà pour le meilleur. Le pire, chez Rufus, c’est son désir latent pour la comédie musicale, qu’il assouvit en 2007 avec Rufus Does Judy at Carnegie Hall, un double album live de reprises de Judy Garland…

Heureusement, depuis, Rufus Wainwright s’est fait recadrer par sa maison de disque et a accouché d’un petit miracle : Out of the Game, sorti l’an dernier et qui fait suite au déjà très beau All Days Are Nights: Songs for Lulu. Sur ce septième album, digne du premier, sa plume est mise en valeur par Mark Ronson, le producteur d’Amy Winehouse et d’Adele. Si l’on était en droit de craindre un disque lisse et mainstream, il n’en est rien : Out of the Game propose douze ballades à la beauté nostalgique. Pour son spectacle lyonnais, mercredi 10 juillet aux Nuits de Fourvière, Rufus Wainwright sera en solo, sans tralala. Ce qui ne l’empêchera sans doute pas de faire sa diva !

 

Photo © Barry J. Holmes

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