Depuis l’adoption le 11 juin par la Douma (la chambre basse du parlement russe) d’une loi interdisant la «propagande de l’homosexualité auprès de mineurs», suivie par une série de violentes agressions homophobes en Russie, les militants LGBT du monde entier et leurs soutiens sont en émoi et cherchent par quels moyens faire pression sur le président Vladimir Poutine. Certains bars gays ont ainsi annoncé qu’ils ne serviraient plus de vodka russe ; d’autres activistes demandent à leur pays de boycotter les prochains Jeux Olympiques (JO) d’hiver, qui se dérouleront à Sotchi, dans le Caucase russe, en février prochain. Mais cette stratégie ne fait pas l’unanimité : Nikolaï Alexeïev, l’un des principaux militants pour les droits des homosexuels en Russie, estime ainsi que ce boycott serait contre-productif et ne toucherait que des travailleurs russes sans lien aucun avec l’adoption de la loi. L’avocat, qui combat les différents avatars régionaux de la loi liberticide depuis quatre ans, appelle plutôt à la tenue d’une Gay Pride à Sotchi durant les JO, malgré l’interdiction édictée par Vladimir Poutine de tout rassemblement sur place pendant la durée de l’événement sportif.

Photo : Nikolaï Alexeïev à la conférence de presse de la marche des fiertés de Moscou, le 16 mai 2008 (© Nikolaï Alexeïev)

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