Durant une semaine, militants associatifs et professionnels de santé partent à la rencontre des populations les plus touchées par le sida pour leur proposer de se faire dépister.

Dépistage rapide dans un local de AIDES (© AIDES)

 

La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, l’avait promis à l’occasion de la dernière Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre 2012 : suite à une première expérience concluante en Île-de-France, des “semaines du dépistage rapide“ allaient être instaurées dans plusieurs régions-pilotes. C’est chose faite en cette rentrée dans les trois régions métropolitaines les plus touchées par le VIH : l’Île-de-France, donc, mais aussi Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Du 23 au 29 septembre, associatifs, professionnels de santé et centres hospitaliers travailleront ensemble afin de généraliser l’offre de dépistage rapide et faire rentrer celui-ci dans les habitudes de tous les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH). Ceux-ci constituent, avec les migrants et les toxicomanes (les trois catégories les plus touchées par l’épidémie), l’une des principales “cibles“ de l’opération. Le dispositif, pratiqué à Lyon depuis plus de deux ans par l’association AIDES, est à la fois simple, rapide, fiable, gratuit, anonyme et confidentiel : une simple piqûre au bout du doigt suffit à recueillir une micro-goutte de sang qui est ensuite analysée dans les minutes qui suivent. Le test prend ainsi un peu moins d’une demi-heure, entretien avec les bénévoles de AIDES (spécialement formés pour cela) compris. Seul bémol : il ne permet de connaître que son statut sérologique d’il y a trois mois, contre six semaines pour les tests classiques effectués en laboratoire ou dans les Centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG).

43 000 tests en 2012

À Lyon, les militants de AIDES et de l’Équipe Nationale d’Intervention en Prévention et Santé pour les Entreprises (ENIPSE) participeront à une tournée des établissements gays et lesbiens les jeudi 26, vendredi 27 et samedi 28 septembre, avant de tenir leur habituelle permanence de santé sexuelle au Sun Lyon le dimanche 29. De leur côté, les professionnels hospitaliers de l’association Virages Santé installeront une camionnette dans le premier arrondissement, à proximité des principaux établissements de sexe de la presqu’île (le Trou, le Premier Sous-sol, le Double Side, le Sun Lyon, l’Oasis…). Leur but ? Aller à la rencontre de tous les HSH, y compris ceux qui ne s’identifient pas comme gays et qui ne fréquentent pas les lieux communautaires traditionnels. En 2012, 31 700 tests rapides ont ainsi été effectués dans toute la France (principalement grâce aux militants de AIDES), avec un taux de découverte de nouvelles contaminations plus important que dans les CDAG, ce qui tend à prouver la pertinence du dispositif. La prochaine étape devrait être l’introduction de tests rapides du dépistage de l’hépatite C, probablement en 2014.

Semaine du dépistage rapide, du 23 au 29 septembre

Photo : dépistage rapide dans un local de AIDES (© AIDES)

Edit le 12/09/13  : correction du nombre de tests rapides effectués en 2012 (31 700 et non 43 000 comme écrit précédemment).

 

 

Approfondir :

Une vidéo réalisée par Arte qui montre le déroulement d’un test de dépistage rapide + l’affiche réalisée pour l’événement

Affiche réalisée pour la Semaine du dépistage rapide du VIH

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