L’ambiance est morose dans les principales associations de lutte contre le sida en France que sont AIDES, Act Up-Paris et le Sidaction.

Le 12 décembre, AIDES, l’une des principales associations de lutte contre le sida en France, a annoncé un “plan de sauvegarde de l’emploi“ qui se traduit par la suppression de 65 postes (sur 460). En cause, selon la direction : une «baisse constante des financements publics» depuis trois ans, alors même que, dans le cadre du Plan national de lutte contre le VIH-sida et les IST 2010-2014, l’État demandait à AIDES d’accroître ses activités sur le terrain en multipliant les offres de dépistage rapide (plus de 35 000 Tests rapides d’orientation diagnostique – TROD – ont été réalisés en 2013).Dépistage rapide dans un local de AIDES (© AIDES) associations de lutte contre le sida

Cette version est toutefois contestée par l’intersyndicale de l’association, pour laquelle «si les financements publics se transforment, les ressources de l’association sont en constante augmentation : de 36,8 millions d’euros en 2009 à 40,6 millions d’euros en 2012». Ces suppressions de postes s’expliquent selon elle par une mauvaise gestion de la direction et par un montage financier en faveur de Coalition Plus, une structure initiée par AIDES et trois autres associations de lutte contre le sida marocaine, malienne et québecoise en 2008.

Quelques jours plus tard, les onze salariés d’Act Up (875 000€ de budget annuel en 2012) annonçaient pour leur part leur mise en chômage partiel pour le mois de janvier, afin d’éviter que l’association se retrouve en cessation de paiement. Là encore, ils pointaient du doigt la baisse des subventions publiques. Et rappelaient, pour compléter ce sinistre tableau, que les financements accordés au Sidaction avaient baissé d’un tiers entre 2011 et 2013…

 

Photo : Test rapide d’orientation diagnostique réalisé par une membre de AIDES

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