Créé il y a un peu plus de six mois, le Lyon Association Roller Derby (LARD) est une toute jeune équipe féminine en plein développement.

Tout ce que le grand public connaît du roller derby tient en un film : Bliss, réalisé par Drew Barrymore en 2009. Ellen Page (tout récemment sortie du placard) y incarnait une adolescente texane qui se découvrait une passion pour ce sport à patins. Beaucoup plus connu en Amérique du Nord que dans nos contrées européennes, le roller derby a fait l’objet là-bas, depuis les années cinquante, de pléthore de documentaires et de fictions. Le film de Barrymore en est un exemple, qui reste fidèle à l’image que veulent donner les pratiquantes de ce sport : un mélange de sérieux et grosse marrade. C’est dans cet esprit que le Lyon Association Roller Derby (LARD), qui se fait également appeler «le Gang des Lyonnaises», a vu le jour en septembre 2013.

Il est composé d’ancienne joueuses des Grrriottes Girrrls (première équipe féminine de roller derby à Lyon, qui a vu le jour en 2011) et de nouvelles recrues. Ses adhérentes ne se contentent pas de pratiquer le roller derby : elles le vivent comme une religion à part entière. Au sein du Lyon Association Roller Derby, si on partage l’amour du gras et de la bonne bière, on parle aussi très sérieusement d’épanouissement, d’empowerment, de diversité et surtout de motivation. C’est là que réside le secret de la force des joueuses : accepter tout le monde et faire ressortir ce qu’il y a de meilleur dans le sport, la combativité et le fair-play. Une force qui a permis au Lyon Association Roller Derby, à peine créé, de remporter un tournoi organisé à Grenoble en novembre dernier et baptisé… J’irai jammer sur vos tombes.

Aime le sport comme toi-même

Pour les joueuses de roller derby, le jam (terme habituellement associé au monde de la musique) désigne ces cent vingt secondes durant lesquelles les deux équipes de cinq joueuses chacune tentent de marquer des points. Attaque et défense sont menées simultanément par une jammeuse, trois blockeuses et un pivot. Les jammeuses tentent de passer à travers le pack (le peloton) adverse autant de fois que possible. Pour maîtriser à fond les règles de ce sport, les filles du Lyon Association Roller Derby s’entraînent deux fois par semaine, en extérieur, devant la Halle Tony Garnier (Lyon 7). Pourquoi pas à l’intérieur ? Parce qu’il est très difficile pour elles d’obtenir un lieu couvert, une salle, un gymnase dans lequel elles pourraient rouler.

Telle est la situation paradoxale du roller derby, qui connaît actuellement une forte progression du nombre de ses adhérent(e)s mais qui peine à être reconnu et est le dernier sport à roulettes à avoir rejoint la Fédération française de roller. Mais les filles n’ont pas l’intention de raccrocher les patins pour autant : impossible de se décourager lorsqu’on se fait appeler Bouffonne du 69, Miss Fist ou Margaret Catch Her ! Pour les soutenir, on peut grossir leurs rangs (l’équipe recrute tout au long de l’année) ou, tout simplement, assister à leurs tournois en reprenant en chœur leur cri de guerre : «wesh, gras !».

 

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