Chaque premier samedi du mois, des apéros fetish réunissent des amateurs venus de toute la France et même de l’étranger au bar La Ruche.

 

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Depuis mai dernier, le bar La Ruche accueille, le premier samedi de chaque mois, des «apéros fetish». Et n’allons pas assimiler fétichisme avec cuir, hard, gode XXL, bougie ou domination : le latex ne fait pas le fetish et le sexe non plus ; en tous cas, pas nécessairement. Lors de ces apéros, on trouve certes des tenues de cuir (de moto notamment) mais aussi des treillis militaires, des vêtements de cycliste, des tenues de ski de fond, de gymnaste, des shorts de footing, de sport… Un des derniers apéros a même accueilli des furries, ces amateurs de deuxième peau en pilou ou en fourrure qui leur confère des allures d’animaux excentriques. Quant au sexe, il n’en est pas question ici. Quatre organisateurs sont à la tête de ces soirées, dont Bruno de Maria, le patron de la «boutique du plaisir» Le Dogklub, qui explique que la motivation de départ était de faire dans le «convivial avec le maximum de simplicité. D’où l’idée de faire ça à La Ruche, sous forme d’apéro, avec des looks spéciaux mais décents». Car ces apéritifs, certes un peu moins conventionnels que le pot de départ de votre collègue Mireille, s’avèrent pourtant nettement plus joyeux et ouverts à tous…

Coming-out

Tout le monde est le bienvenu à ces rencontres mensuelles, les fétichistes comme leurs admirers. Après le dernier apéro fetish, qui s’est tenu début janvier, le collectif a proposé une deuxième partie de soirée au Premier Sous-sol. Une centaine de personnes, cette fois-ci exclusivement des fétichistes aux looks exubérants venus de France mais aussi de Suisse, d’Allemagne ou de Belgique, se sont retrouvées dans le célèbre sex-club lyonnais. L’ambiance était plus chaude qu’à l’apéro même si, comme l’explique Bruno, «le fétichisme, c’est le report d’une partie de la sexualité sur l’objet, le vêtement. Il y a moins de besoin de rapports sexuels dits traditionnels. Par conséquent, il y a eu peu d’actions de sexe ce soir-là ; c’était possible, bien sûr, puisqu’on était dans un sex-club, mais ce n’est pas ce qui fait venir les gens». Ici, le fetish est considéré comme un membre de la grande famille très diverse des sexualités, comme une façon extrêmement ludique de s’amuser différemment. Une visite de Lyon en fetish a même été organisée pendant la Fête des Lumières. La convivialité et la mixité de ces apéritifs incitent souvent les plus timides à revenir au prochain rendez-vous et pourquoi pas, à sortir leurs tenues du placard. «Les gens n’assument pas toujours de se montrer ; c’est un coming-out qui se fait le plus souvent progressivement. En général, ils commencent en survêtement, puis reviennent la fois d’après en portant le short en lycra avec lequel ils vont courir…». On sait maintenant où aura lieu le prochain pot de départ de nos collègues !

Apéro fetish, samedi 7 février à La Ruche, 22 rue Gentil-Lyon 2 / 04.78.37.42.26 / www.facebook.com/fetishlyon

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