Zoom sur Chant d’hiver, l’un des spectacles présentés dans le cadre de la huitième édition des Journées Grame.

La huitième édition des Journées Grame (qui se déroulent tous les deux ans, en alternance avec la biennale Musiques en scène) s’est ouverte en début d’année et offre comme à son habitude un état des lieux de la création musicale contemporaine, qui s’empare de notre époque à bras le corps.

C’est donc une photographie du moment, un rappel que tout est en mouvement, puissamment : le défi pour les organisateurs est de taille ! De janvier à mars, les Journées Grame investissent Lyon, secouent les idées reçues, affichent haut et fort une belle santé artistique. Musiciens, compositeurs, danseurs, plasticiens, performeurs y présentent leurs œuvres et, durant deux mois, le public lyonnais, de plus en plus demandeur, sera touché par tant de propositions artistiques vivifiantes.

Le Théâtre de la Renaissance d’Oullins est l’un des partenaires privilégiés de cet événement. Son nouveau directeur, Gérard Lecointe, également directeur artistique des Percussions Claviers de Lyon, est persuadé depuis longtemps que la création doit s’afficher et que l’éclectisme est nécessaire.

Un voyage en Antarctique en compagnie de Schubert

L’un des spectacles les plus étonnants qu’il accueille dans le cadre des Journées Grame, Chant d’hiver (conçu et mis en scène par Samuel Sighicelli, qui en a également composé la musique) ressemble à une petite expérience improbable où Franz Schubert rencontrerait les textes de l’écrivain Tanguy Viel, qui lui même irait discuter avec un chercheur en plein Antarctique. Simple, non ? Les compositions de Samuel Sighicelli sont ainsi : des chemins de traverses musicaux où rien n’est impossible.

Illustration pour le spectacle Chant d'hiver samuel Samuel Sighicelli journées grame lyon theatre de la renaissance oullins franz schubert heteroclite

Chant d’hiver est ainsi un manifeste, un cri d’alarme où la mélancolie du Winterreise de Schubert (littéralement «voyage d’hiver», un cycle de vingt-quatre lieder composé en 1827) vient questionner les enjeux climatiques actuels. Épaulé par deux musiciens, un comédien et un vaste dispositif sonore et visuel, Samuel Sighicelli réussit le pari incroyable de réveiller notre sens critique.

 

Chant d’hiver, du 24 au 26 février au Théâtre de la Renaissance, 7 rue d’Orsel-Oullins / 04.72.39.74.91 / www.theatrelarenaissance.com
Journées Grame, jusqu’au 20 mars et du 6 au 20 novembre / 04.72.07.37.00 / www.grame.fr

Photo 1 : le lac Fryxell en Antarctique © Joe Mastroianni
Photo 2 : image d’illustration pour le spectacle Chant d’hiver © DR

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