Un peu comme Line Renaud, Armistead Maupin dit parfois qu’il s’arrête, et puis finalement pas. Quoi qu’il en soit, on se réjouit de ce nouvel opus consacré au personnage d’Anna Madrigal.

anna madrigal armistead maupin les chroniques de san franciso tales of the city heteroclite lyon mai 2015 copyright christopher turnerDepuis 1976, Armistead Maupin dépeint les destins de drôles de personnages gays, lesbiens, trans et parfois même hétérosexuels dans ses Chroniques de San Francisco, qui forment aujourd’hui une saga en neuf volumes. Anna Madrigal, jure-t-il, sera le dernier. La vie personnelle de Maupin qui, en 2012, a quitté the City by the Bay où il vivait depuis quarante-et-un ans pour s’installer à Santa Fe (Nouveau-Mexique), fait écho à celle de la plus célèbre et fantasque occupante du 28, Barbary Lane : sa logeuse, Anna Madrigal.

À 93 ans, elle décide de faire le point sur sa vie et de régler une dernière affaire en revenant sur les terres de son enfance. Tel un road movie, le roman de Maupin  lève le voile sur la transformation du petit Andy, fils timide d’une mère maquerelle, en Anna, une femme libre et sûre d’elle-même. Rien d’original dans la facture de ce dernier opus mais toujours cette plume légère de Maupin, qui donne le tempo d’une histoire belle et vieille comme le monde : l’ironie de la vie.

 

Anna Madrigal de Armistead Maupin (éditions de l’Olivier)

 

Photo Armistead Maupin © Christopher Turner

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