L’édition 2015 du festival d’Ambronay propose un programme éclectique et joyeux, marqué notamment par le trois-centième anniversaire de la mort de Louis XIV.


 

Franco Fagioli heteroclite copyright Julian Laidig festival d’Ambronay

 

À l’origine du festival d’Ambronay étaient le baroque et la redécouverte d’un monde extraordinaire, extravagant, qu’il restait à dépoussiérer. Presque quatre décennies plus tard, le pari des fondateurs est largement gagné et plus encore car le festival a su étendre son univers à d’incroyables horizons artistiques. Si le cru 2014 était placé sous le signe des «célébrations», l’édition 2015 impose une plongée vertigineuse au cœur des mythes et des mystères. Le directeur général Daniel Bizeray, qui a pris ses fonctions il y a deux ans, imprime sa patte sur le festival et défend ses choix musicaux tout en conservant la philosophie d’Ambronay, qui ne cesse d’ouvrir le baroque sur la planète musicale tout entière. C’est ainsi qu’il propose un programme éclectique et joyeux, baroque et contemporain, profond et divertissant, à découvrir dans l’abbatiale ou sous le chapiteau d’Ambronay, à Lyon ou à Bourg-en-Bresse. Des grandes figures mythologiques aux mystères d’une partition reconstituée en passant par des spectacles burlesques, le festival nous ouvre l’appétit et dégourdit nos oreilles ensablées par les plages de l’été. Pour l’ouverture (vendredi 11 septembre), l’Argentin Franco Fagioli commémore à sa façon le trois-centième anniversaire de la mort de Louis XIV. Entre airs d’opéras de Haendel et de Lully, c’est un feu d’artifice de vocalises endiablées, de mélodies suaves et enivrantes que le contre-ténor le plus en vue du moment nous livre. On peut entendre ce concert sur Culturebox, la plateforme numérique dédiée à la culture de France Télévisions.

 

 

Plus ludique, Le Concert sans retour, spectacle hilarant et décalé du chœur Cinq de cœur (donné sous le chapiteau samedi 26 septembre), ne peut que réjouir les spectateurs. Les amoureux du baroque pur jus se réjouiront quant à eux du retour au festival d’Ambronay d’un habitué des lieux, Jordi Savall, qui revient avec l’orchestre qu’il a créé en 1989, le Concert des Nations (samedi 26 septembre). Pour le faste et le brillant, l’Auditorium de Lyon accueillera les Te Deum de Lully et de Charpentier, tout à la gloire de Dieu et du Roi Soleil (mercredi 30 septembre). Dans les chemins de traverse, les festivaliers pourront également découvrir une jonglerie musicale sur des suites de Bach (dimanche 27 septembre) ou encore une installation sonore de Tony di Napoli, Les Pierres chantantes (samedi 19 et dimanche 20 septembre). De quoi tenir toutes les promesses d’un festival résolument tourné vers l’ouverture.

Festival d’Ambronay, du 11 septembre au 4 octobre au Centre culturel de rencontre, place de l’Abbaye-Ambronay / 04.74.38.74.04 / www.ambronay.org

Photos : Franco Fagioli © Julian Laidig

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