La sculptrice Cristina Iglesias est considérée comme une artiste majeure de l’art contemporain espagnol. Durant plusieurs mois, son travail sera exposé au musée de Grenoble.

Bien que vienne de s’ouvrir la rétrospective Yoko Ono au MAC de Lyon, les expositions monographiques consacrées à des artistes femmes restent rares. La programmation du Musée de Grenoble cette saison fait cependant exception : après l’exposition consacrée à la peintre américaine Georgia O’Keeffe, c’est au tour de la sculptrice espagnole Cristina Iglesias d’investir les salles de l’établissement niché aux pieds des Alpes.

Née en 1956 à San Sebastian, Iglesias s’est fait connaître dès les années 1980 par des œuvres monumentales réalisée dans des matériaux les plus divers (du verre au béton, en passant par l’acier ou la pierre) dans lesquelles elle mêle inspirations architecturales et organiques. Elle crée ainsi des univers parallèles, des portes sur des mondes inconnus et souterrains. La brutalité des matières et la difficulté qu’on imagine à les travailler laissent cependant place à une grande poésie. Qu’il s’agisse de ses pièces exposées dans les musées ou des œuvres permanentes que Cristina Iglesias a essaimé à travers le monde (en Espagne, au Brésil, au Mexique ou aux États-Unis), elle joue avec des motifs organiques afin d’augmenter la nature.

On pourra ainsi découvrir son travail autour des Jalousies – persiennes ou moucharabieh – en fil de fer tissé, qui permettent de créer des espaces intimes jouant avec l’ombre et la lumière, ses fameux Puits (sculptures d’aspect cubique qui dévoilent au visiteur qui se penche au-dessus un entrelacs de branchage et de feuilles en bronze sur lequel de l’eau s’écoule de manière cyclique) ou encore sa Chambre végétale, où l’artiste joue avec les faux-semblants pour créer l’illusion d’un univers organique tout droit sorti d’un conte de fées.

 

Du 16 avril au 31 juillet au Musée de Grenoble, 5 place de Lavalette-Grenoble / 04.76.63.44.44 / www.museedegrenoble.fr

Photo : Untitled (Diptico XXI) de Cristina Iglesias (2005)

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