Nul besoin d’être spécialiste pour connaître Norma, le plus célèbre opéra de Bellini. Tandis que le mélomane compare les versions de Maria Callas, Joan Sutherland et Sonya Yoncheva, la fashion victim fredonne son air le plus célèbre, Casta Diva, pour avoir trop regardé de publicités (dont celles pour les parfums de Jean-Paul Gaultier).

Mais Norma ne se réduit pas à cela. S’il figure parmi les opéras les plus joués au monde, ce n’est pas parce que l’action se situe chez «nos ancêtres les Gaulois», mais bien parce qu’on ne se lasse pas de la tragédie de cette prêtresse du temple druidique, abandonnée par le proconsul romain Pollione au profit d’Adalgisa. Amour, sacrifice, conflit politique : tous ces ingrédients se mêlent dans une musique et des vocalises qui nous tiennent en haleine jusqu’au dernier accord. Il faut donc aller voir cette production à l’Opéra de Saint-Étienne, qui reprend la mise en scène de Stéphane Braunschweig donnée l’an dernier au Théâtre des Champs-Élysées.

Du 18 au 22 novembre à l’Opéra de Saint-Étienne, jardin des Plantes-Saint-Étienne / 04.77.47.83.40 / www.opera.saint-etienne.fr

Photo © Vincent Pontet

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