Le héros du film Au bord de la rivière, James, est un jeune gay qui va se plonger dans une quête de vérité à propos d’un meurtre qu’il a commis durant son enfance.

Dans Au bord de la rivière, adaptation de son propre court-métrage, le réalisateur australien Grant Scicluna déroule l’histoire d’un jeune homme, James, tout juste sorti de prison. Il avait été condamné pour le meurtre d’un de ses camarades lorsqu’il était enfant. Son épilepsie ne lui permet pas de se rappeler des détails de cette fameuse journée, et le corps de l’enfant n’a toujours pas été retrouvé. Il va alors se plonger dans une quête de la vérité, en retournant sur les terres ou il habitait à l’époque, malgré son interdiction d’approcher un de ses camarades, vivant sur place. Dans Au bord de la rivière, il joue donc sa liberté dans l’unique but de comprendre ce qui s’est réellement passé, pour pouvoir enfin s’expliquer devant la mère de l’enfant disparu et lui permettre de tourner la page.

Une quête haletante dans des paysages impromptus

On se laisse très facilement embarquer dans ce film. Le fait que le passé de James soit flou, même pour lui, permet de se mettre à son niveau et de découvrir tout en même temps que lui. La vérité est inconnue de tous, il est naturel de vouloir en savoir plus ! Au fil de son enquête, il va rencontrer ou retrouver des personnages originaux, qui le feront reculer ou avancer. Son homosexualité, fortement présente dans le film, va parfois devoir le pousser à faire des choix, repoussant le moment fatidique de sa recherche de vérité. Si certains veulent l’aider, d’autre lui feront faire du sur place par certains jeux de séduction.

L’intrigue se déroule dans l’Australie profonde. On découvre des paysages et des personnes que nous n’avons pas l’habitude de voir, loin des clichés sur l’Australie. Grant Scicluna met en scène des personnages brut dans des coins où l’on viT précairement. Dans ces lieux reculés, la question de l’homosexualité reste très sensible et extrêmement mal vue. La situation est plutôt bien dépeinte, faisant comprendre que dans beaucoup d’endroit, il est encore difficile de se faire accepter sans cacher son homosexualité.

La séduction parfois trop mise en avant

Si le scénario est plutôt captivant, la sexualité des personnages prend parfois trop de place. On ressent petit à petit que les relations entre les hommes rencontrés sont mises au premier plan. Tout au long du film, James ne se retrouve confronté quasiment qu’à des hommes gay, ce qui est plutôt surprenant quand on voit que la communauté dans laquelle se déroule le film ne doit pas dépasser une cinquantaine de personne…

Cependant, le réalisateur réussit à nous faire plonger dans un univers sombre, poussant presque au malaise. On ne voit aucun sourire durant le film et les relations sont extrêmement crues. Un sentiment de malaise prend vite durant le spectateur. Il se sent donc comme libéré après la découverte de la vérité et la fin du film ! Alors si parfois les jeux de séductions peuvent décrédibiliser le film, il reste néanmoins joliment construit.

 

Au bord de la rivière, de Grant Scicluna (en DVD chez Optimale)

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