Jeudi 9 mars se tiendra à Lyon une conférence sur les modalités juridiques et les normes sociales du changement de prénom. 

Le 17 février, la direction des affaires civiles et du sceau du ministère de la Justice a publié une circulaire précisant les conditions d’application des dispositions relatives au changement de prénom contenues dans la loi du 18 novembre 2016, dite «de modernisation de la Justice du XXIème siècle». Ces dispositions avaient été saluées comme allant dans le bon sens (quoique perfectibles) par plusieurs associations réclamant un changement d’état civil libre et gratuit pour les personnes trans (Acthe, En Trans, Le Jardin des T, Trans 3.0, Prendre Corps, l’Inter-LGBT, Homosexualités et Socialisme ou encore GayLib) mais d’autres (OUTrans, Acceptess-T, la Fédération LGBT, le collectif Existrans, l’Association nationale transgenre…) s’étaient montrées beaucoup plus sceptiques, voire critiques face à un texte qu’elles jugeaient par certains aspects «rétrograde».

La circulaire du 17 février indique que, face à un cas de «transsexualité du demandeur» (sic), «caractérise un intérêt légitime au changement de prénom la volonté de mettre en adéquation son apparence physique avec son état civil en adoptant un nouveau prénom conforme à son apparence et ce, indépendamment de l’introduction d’une procédure de changement de sexe». À Lyon, une table ronde sur le changement de prénom (pour transidentité ou pour d’autres motifs) réunira jeudi 9 mars deux sociologues, un historien et un avocat.

 

Changer de prénom. Entre normes juridiques et normes sociales, jeudi 9 mars à 18h dans le Grand amphithéâtre, Université Lumière Lyon 2, Campus Berges du Rhône, 18 quai Claude Bernard-Lyon 7

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