La 14ème Biennale d’art contemporain de Lyon se déroulera du mercredi 20 septembre 2017 au dimanche 7 janvier 2018. Ce deuxième volet d’une trilogie autour du thème de la modernité, intitulé Mondes flottants, aura pour commissaire invitée Emma Lavigne, directrice du Centre Pompidou-Metz.

La Biennale d’Art Contemporain de Lyon 2017 sera accueillie en grande majorité par trois lieux, parmi lesquels la Sucrière et le Musée d’art contemporain. Thierry Raspail, directeur artistique de l’évènement, tient cependant à garder le troisième lieu secret, l’accord n’ayant pas été encore tout à fait trouvé avec la Ville. Toutefois, il juge « exaltant » d’imaginer des expositions au sein des deux premiers endroits, propices à l’accueil des expositions de Mondes flottants.

Le moderne est aujourd’hui un sujet central de la société et l’accélération des flux mais aussi le monde en constante mobilité lui confère, selon Emma Lavigne, une certaine liquidité. Et c’est cette liquidité que la commissaire invitée a retrouvé dans la ville de Lyon, ville « née des eaux », traversée en son cœur par le Rhône et la Saône. Inspirée de citations de Charles Baudelaire ou encore d’Umberto Eco, la directrice du Centre Pompidou-Metz a imaginé cet opus, Mondes flottants, dans le but premier de modifier notre rapport aux formes. Ce dialogue imaginé entre Moderne et Contemporain abritera des expositions créatives qui auront pour objectif de réveiller notre imaginaire.

Marco Godinho s’intéresse à l’immigration 

Parmi les très nombreux artistes présents, certains ont retenu notre attention de part leur travail engagé ou l’originalité de leur performance artistique. C’est justement le cas de l’artiste portugais Marco Godinho. Il recouvrira les murs de la Sucrière à l’aide d’un cachet marqué des mots « Forever immigrant« . Cette performance engagée questionne donc le sujet de l’immigration. Selon Emma Lavigne, les empreintes répétées sans cesse feront penser à des nuages mouvants dans un ciel brumeux.

Un public participatif pour Watchword

Rivane Neuenschwander appellera le public à participer à son œuvre Watchword. Elle s’est intéressée aux mots qui apparaissent sur des photographies de l’actualité française, des mots liés aux conflit sociaux. Elle les a ensuite brodés sur des étiquettes de vêtements et accrochés sur un tableau à la vue de tous ou plus discrètement épinglés sur les visiteurs. L’artiste emploie des matériaux modestes et légers représentatifs des combinaisons sociales auxquelles elle s’intéresse.

Des radios forment une « tour de l’incompréhension »

Babel est une œuvre du Brésilien Cildo Meireles, connu pour ses créations engagées. Cette « tour de l’incompréhension », comme il l’appelle, est une création composée de mille radios. Elles symbolisent, pour l’artiste, à la fois la censure qu’il a connu sous la dictature brésilienne et le seul moyen d’information dont ses compatriotes et lui disposaient. Dans la pénombre, l’empilement de radios diffuse de nombreuses voix. Cela donne lieu à une cacophonie poétique qui permettra de vivre une expérience sensorielle particulière.

 

Biennale d’Art Contemporain de Lyon, du 20 septembre 2017 au 7 janvier 2018 / www.biennaledelyon.com

 

Photo de Une : Babel de Cildo Meireles © DR
Photo 1 : Forever immigrant de Marco Godino © DR
Photo 2 : Watchword de Rivane Neuenschwander © DR

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