Dans Lambeaux, Charles Juliet retrace le destin terrible de sa mère, morte de malnutrition dans un hôpital psychiatrique durant l’Occupation.

C’était une époque où la psychiatrie faisait peu de cas de la santé mentale des femmes. Où la dépression féminine était assimilée à une forme de “folie“, voire d’“hystérie“. Parce qu’elle rêvait d’une vie meilleure, la mère de Charles Juliet fut tout simplement internée après une tentative de suicide. Elle en est morte, comme des dizaines de milliers de “fous“ et de “folles“ que le régime de Vichy a sciemment laissé mourir de faim au nom de la “pureté de la race“. Ce destin terrible, raconté par l’écrivain dans son roman autobiographique Lambeaux (1995), est incarné sur scène par une comédienne d’exception, Anne de Boissy.

 

Du 1er au 12 octobre au Nouveau Théâtre du 8ème, rue du Commandant Pegout-Lyon 8 / 04.78.78.33.30 / www.nth8.com

 

Photo © Lorenzo Papace

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