Il est étonnant de voir combien la question de la tenue vestimentaire des victimes de violences sexuelles intéresse la sphère publique : quelle était la longueur de la jupe ? La profondeur du décolleté ? À quel point la robe était-elle moulante ? A contrario, personne ne s’enquiert jamais de la tenue vestimentaire des prédateurs sexuels.

Pourtant, qu’il s’agisse d’un épais peignoir d’un luxueux hôtel de Manhattan, d’un élégant smoking de cérémonie de remise de prix prestigieux de Cannes à Los Angeles ou d’une duveteuse parka de réalisateur résidant dans un chalet suisse, ces tenues de prédateurs, si l’on s’y intéressait, nous dirait combien le pouvoir économique facilite l’agression et le sentiment d’impunité. Comme quoi, la mode peut elle aussi permettre de mettre au jour un système patriarcal archaïque que beaucoup font mine de ne pas voir.

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