Si beaucoup ne connaissent pas le nom de Biyouna, ils ont sans doute pu apercevoir son visage au détour d’une comédie populaire du type Beur sur la ville. Pourtant, cette artiste, qui s’est produite dans les cabarets algérois dès les années 60 avant de décrocher en 1972 un rôle dans un feuilleton télévisé algérien à succès qui a fait sa renommée, est une véritable star au Maghreb.

Dans son dernier spectacle, Mon cabaret, Biyouna campe le personnage d’une tenancière de cabaret oriental qui tire le rideau. Elle y rit, elle y chante mais elle s’y fait plus grave aussi. Et en filigrane, Biyouna  revisite sa carrière et sa vie, intimement liées aux mutations de l’Algérie postcoloniale. Ardente défenseuse de la liberté d’expression et du droit des femmes, Biyouna fait le portrait sans concession d’une société complexe qui n’a pas toujours été tendre avec elle et à laquelle l’aspect protéiforme du cabaret semble bien correspondre.

biyouna 2 credit julian torres

 

Mon cabaret, samedi 10 février au Radiant-Bellevue, 1 rue Jean Moulin – Caluire / 04.72.10.22.19 / www.radiant-bellevue.fr

 

Photos © Julian Torres

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