C’est le héros qui incarne le tragique mythologique, condamné à pousser son rocher sans fin. Pourtant, “il faut imaginer Sisyphe heureux”, disait Albert Camus, car il est plus libre qu’il n’y paraît : il ne subit pas son destin, il vit serein.

C’est cette sérénité qui transparaît dans le troisième volet d’Une trilogie humaine du chorégraphe François Veyrunes de la Compagnie 47·49. Après Tendre Achille et Chair Antigone, le metteur en scène crée Sisyphe heureux, qui réunit six danseurs et danseuses pour distendre le temps dans des mouvements étirés et disséqués. Et le résultat en est une danse douce et pure.  

Le 13 décembre 2018 à la Rampe à Échirolles (38)

Crédits photo : Guy Delahaye

 

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