Étudier, faire la fête, se questionner sur son avenir font partie intégrante de la vie estudiantine, une période charnière qui suscite chez certain.es une volonté de faire entendre leurs idées en adhérant à une association étudiante. Focus sur les actions de quatre associations étudiantes lyonnaises et grenobloises.

 

Se rapprocher d’une association aide les étudiant·es à se sentir moins seul·es au sein d’établissements où la parole des personnes LGBT+ et féministes est peu perceptible. C’est d’ailleurs parfois ce manque de visibilité qui entraîne des dérives sexistes : «  Le collectif Pamplemousse a été créé en 2015 en réaction à un événement organisé par le bureau des sports dont le nom était « Pastis, Pétanque, Pute »» nous relate la présidente de l’association. Ce collectif féministe contre le sexisme rend possible une réflexion féministe au sein de Sciences Po Lyon en organisant des événements une fois par mois. Une semaine du féminisme à travers le monde est notamment en préparation. 

Pour l’autre association féministe de Lyon 2, Egal’in, le spectre de son action se doit de toucher toutes et tous les étudiant·es. En partenariat avec l’université, les membres vont créer une vidéo pour lutter contre les discriminations. À côté des cinés-débats trimestriels et des discussions créatives mensuelles, l’association prépare pour le 23 janvier une table ronde co-organisée avec l’association LGBT de Lyon 2. «  L’idée est de proposer un espace safe mais aussi d’échange intellectuel sur divers sujets. » Ces espaces safe font justement la force des associations étudiantes. INPulse, l’association étudiante LGBT de l’INP de Grenoble organise régulièrement des discussions thématiques, Blablabar, où les élèves peuvent échanger et partager des expériences autour d’un verre pour plus de convivialité. 

Safe space

 Rassurer les adhérent·es est un enjeu primordial lorsqu’il s’agit de faire de la prévention en matière de santé, de harcèlement ou de discrimination. Pour les membres d’INPulse « l’association a un rôle important à jouer : beaucoup de gens se sont faits dépister pour la première fois lors de notre dernière soirée. Nous avons des retours d’élèves LGBT nous remerciant des événements organisés dans lesquels ils et elles peuvent se rencontrer. Ils et elles disent que cela les aide à s’accepter et à se sentir moins seul.es» Et la chaîne de solidarité fonctionne : « beaucoup d’adhérent·es participent activement à l’association pour aider à leur tour d’autres élèves. »

Toujours à Grenoble, l’association En tout genre de Sciences Po organise des actions visant à la prévention et à l’information sur la place des femmes et des personnes LGBT+. Pour ses membres, l’enjeu cette année sera d’être plus visible et de susciter l’intérêt de personnes qui ne sont pas LGBT ou féministes. Dernièrement, les étudiant·es de l’IEP ont participé à une collecte de produits hygiéniques pour les femmes démunies. À la fin du mois de janvier, l’association organisera un festival qui visera à informer et impliquer toutes et tous les étudiant·es : « on va aborder différentes thématiques notamment les droits des femmes à l’étranger, la religion, le genre, la sexualité et l’art. On va faire des conférences, des projections un atelier éco-orgasme et une exposition. »

À la faveur de l’action des associations étudiantes, des avancées positives sont à noter du côté des administrations. Des chartes pour l’égalité femme-homme ont déjà été signées dans de nombreuses facultés. Aussi, la reconnaissance de la transidentité progresse, notamment grâce à des actions comme l’utilisation du prénom d’usage mise en place à Lyon 2. 

 

Egal’in facebook.com/egalinasso

INPulse facebook.com/INPulsePage

Collectif Pamplemousse facebook.com/collectifpamplemoussespl

En tout genre facebook.com/EnToutGenreGrenoble

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