Si le mois de mars rime traditionnellement avec journée internationale des droits des femmes (cf. nos articles p.5 et p.20 et 21), il rime cette année aussi avec élections municipales et métropolitaines.

Notre consœur Julie Hainaut signe d’ailleurs pour l’Arrière-Cour, une lettre d’informations éphémère et indépendante lancée à l’occasion des élections par Raphaël Ruffier-Fossoul, ancien rédacteur-en-chef de Lyon Capitale, un intéressant papier sur le rapport qu’entretiennent les candidat·es lyonnais·es à la Mairie et à la Métropole au féminisme. 

Si Grégory Doucet et Bruno Bernard, pour Europe Écologie Les Verts, Nathalie Perrin-Gilbert, pour Lyon en commun, Sandrine Runel et Renaud Payre, pour La Gauche unie ou encore David Kimelfeld, pour Ensemble avant tout, semblent plutôt à l’aise avec la notion de féminisme et accordent une attention particulière à la lutte contres les inégalités femmes-hommes dans leur programme, toutes et tous n’ont pas cette aisance face aux questions de la journaliste. 

Ainsi, Agnès Marion et Andréa Kotorac, pour le Rassemblement national, s’effrayent sans surprise du « communautarisme féministe ». Yann Cucherat, pour La République en marche, craint quant à lui le côté « jusqu’au-boutiste » du féminisme, si tant est que cela ait un sens. François-Noël Buffet, candidat Les Républicains à la Métropole de Lyon, refuse le « marketing féministe » en présentant 14 hommes têtes de liste mais se dit néanmoins féministe. Enfin pour Étienne Blanc, candidat LR à la Mairie de Lyon, « il y a une forme de militantisme féministe dont l’objet n’est pas tant la protection des femmes ou les droits des femmes que la destruction d’un système et d’une organisation sociale ». Admettons que s’il fait référence à la destruction du patriarcat, on ne peut que se réjouir de sa définition. Pas sûr, néanmoins, qu’il partage notre enthousiasme. 

D’ailleurs, concernant Les Républicains, le dévoilement de la liste du 3e arrondissement de Lyon nous a permis de découvrir en tête de liste Béatrice de Montille, une entrepreneuse mère de 4 enfants ayant vécu à Londres, qui admet ne pas être favorable au mariage pour tous, et qui compte parmi ses colistiers Olivier Delucenay, référent régional de Sens Commun, mouvement créé en réaction à la loi ouvrant le mariage au couple de même sexe. 

À l’heure du choix, n’oublions pas quels sont nos combats. 

 

© Lindsey LaMont

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