Ce mois-ci, Hétéroclite fête ses 15 ans d’existence. Et même si le contexte pour un anniversaire est quelque peu étrange, la même passion continue de nous animer.

Avril 2006. C’était il y a 15 ans et cela parait une éternité. Paraissait le premier numéro d’Hétéroclite, avec sa Une de gants en plastique roses gonflés comme des mamelles gorgées de lait. Une symbolique nourricière pour un projet qui s’annonçait audacieux, porté à l’époque par Renan Benyamina, Dorotée Aznar et Marc Renau : proposer un journal qui s’intéresse à l’actualité culturelle par le prisme des questions LGBT+ et féministes.

En 2006, Amélie Mauresmo remporte son 1er tournoi du Grand Chelem à l’Open d’Australie. Ang Lee obtient l’Oscar du meilleur scénario pour Brokeback Mountain alors que Philip Seymour Hoffman remporte celui du meilleur acteur pour son rôle dans Truman Capote. En avril 2006, SOS de Rihanna partage la tête des charts avec La Boulette de Diam’s.

Dans ce premier numéro d’Hétéroclite, on trouve un article sur les expulsions d’étrangé·es pacsé·es, le programme de la quatrième édition des Nuits Sonores à venir, un papier sur le sens du mot « gaydar ». Déjà à l’époque, un dossier sur l’activisme du FHAR à Act Up pose la question : « Le militantisme gay est-il toujours de gauche à défaut d’être révolutionnaire ? », ce qui ne manque pas de trouver un écho dans les mutations du militantisme LGBT+ d’aujourd’hui.

Quinze années se sont écoulées et Hétéroclite a survécu aux ravages du temps. Le journal a bien entendu évolué et s’est adapté. Les équipes se sont renouvelées et les problématiques abordées se sont diversifiées.

Alors, évidemment, depuis mars 2020 et la pandémie de Covid-19, nous avons été mis·es à rude épreuve, nos habitudes de publication ont été bousculées et nous avons été contraint·es de déserter l’espace public pour nous retrancher sur le web. Mais soyez assuré·es que nous avons à coeur de vous retrouver en version papier le plus tôt possible, parce qu’il nous semble que le projet initial d’Hétéroclite est toujours d’actualité : s’intéresser aux identités sexuelles minoritaires pour questionner le rapport qu’entretient notre société au corps, à l’institution, à la norme.

Et comme le disait Renan Benyamina dans l’édito de ce premier numéro : « Hétéroclite est certes bavard mais aussi et surtout à l’écoute de ses lecteurs ». 15 ans après, notre bavardage ne s’est sans doute pas arrangé, mais nous sommes toujours à l’écoute. De nos lecteurs et lectrices.

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