Agayri
Juillet-août 2010
«En amour comme dans les affaires, dans les sciences comme dans le saut en longueur, on droit croire, avant de pouvoir gagner ou atteindre son but».

Robert Musil, L'Homme sans qualités
Les registres sont nombreux dans lesquels on peut écrire ses adieux. La nostalgie teintée d'aigreur : ah, comme les choses ont changé en quatre ans ! La défaite glorieuse : le combat était perdu d'avance, mais nous avons essayé. La sérénité optimiste : on a bien travaillé, à d'autres de poursuivre, d'insuffler une nouvelle énergie. Sans doute un peu de tout cela dans ce dernier éditorial signé par mes soins. Avant l'analyse, les souvenirs : la découverte de la ferveur pendant les marches des fiertés, les moments de grâce dans les salles de spectacles, les lectures studieuses et passionnées et les rencontres, surtout. Depuis avril 2006, nous avons tenté d'arpenter des territoires ouverts et divers, bornés bien sûr par les mentalités, mais éclairés par le désir, sublimés par la créativité et la poésie des militants, des camarades de comptoirs, des artistes et des laborieux. L'époque est pleine d'espoirs en ce qui concerne l'égalité des droits et le respect des identités. Mais ne considérons pas que le progrès est inscrit dans l'histoire ; les manifestations de crispation sont nombreuses. La différence tend à redevenir le bouc émissaire des détresses, les attitudes ou agressions sexistes, racistes, homophobes persistent ; en face, certains militants sont parfois tentés de sacrifier les libertés de pensée et d'expression sur l'autel de l'égalité. Après quatre ans à écouter, réfléchir et tenter d'interpeller sur toutes ces questions, je passe le relais. Dès le mois de septembre, vous retrouverez sous cet éditorial la signature de Romain Vallet, qui donnera un nouveau souffle à l'idée qui motiva la création de ce journal : lutter contre les tabous, penser les identités sans céder à la tentation du repli. Merci à tous les lecteurs et à tous ceux qui ont cru dans notre entreprise, nous espérons garder votre attention au prochain chapitre.

_Renan Benyamina_
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«S’il n’y avait eu que des homosexuels, je ne serais pas sur Terre.»

Michel Guérin, maire PC de Sarran [...]

«Il est des sujets pour lesquels, de temps en temps, il faut des rendez-vous de conscience personnels. Ça a été le cas pour la peine de mort et le pacs».

Jean-François Copé [...]

«Si des partenaires (de PACS) veulent entreprendre une démarche d'adoption, ils peuvent recourir çà l'institution du mariage, ce qui prouverait leur désir de fonder une véritable famille dans l'intérêt de l'enfant».

Bernadette Dupont, sénatrice UMP [...]

«Au début, j’ai cru que c’était un joueur de l’équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ça change tout !».

Francis Delattre, maire de Franconville, à propos d'Ali Soumaré, candidat PS en Île-de-France [...]

«La prostitution est un art, un humanisme et une science.»

Grisélidis Réal [...]
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