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SUMMARY:Conférence : "Les Années sida à l'écran"
DESCRIPTION:Conférence (illustrée d’extraits de film) sur Les Années sida à l’écran animée par Didier Roth-Bettoni\, d’après son ouvrage du même titre paru en juin 2017 aux éditions ErosOnyx. \nCette conférence sur Les Années sida à l’écran vise à cerner les enjeux de la représentation de la maladie à l’écran. Quel point de vue adopter : celui des malades (c’est le choix\, très radical\, de Derek Jarman dans son dernier film\, Blue) ou celui de leur entourage (comme dans le beaucoup plus mainstream Philadelphia de Jonathan Demme) ? Quel sentiment inspirer aux spectateurs : la compassion ou la colère ? Comment (et faut-il ?) représenter l’irreprésentable\, la mort certaine et atrocement douloureuse pour les premiers malades ? Le conférencier montre aussi comment fictions et documentaires audiovisuels ont suivi l’évolution de l’épidémie\, du mystérieux «cancer gay» à la PrEP en passant par les années d’hécatombe\, le soulagement des trithérapies\, le relâchement qui a suivi\, jusqu’au récent regain d’intérêt pour les débuts de la catastrophe. \nDidier Roth-Bettoni\, journaliste et critique de cinéma\, cinéphile enthousiaste\, documenté et subtil\, présente son dernier ouvrage\, Les Années sida à l’écran (éditions ErosOnyx)\, livre dans lequel il mobilise une filmographie très riche souvent essentielle et pourtant en grande partie méconnue. \nAvec Les Années sida à l’écran\, Didier Roth-Bettoni livre une lecture érudite et engagée de plus de trente années où le cinéma a composé avec la maladie. Une œuvre publiée au moment où le film de Robin Campillo\, 120 battements par minute\, reçoit le Grand Prix du jury du dernier Festival de Cannes faisant ainsi entrer l’histoire de la lutte contre le sida dans celle du cinéma. \nAprès son monument sur L’Homosexualité au cinéma (La Musardine\, 2007) dont on nous annonce une prochaine mise à jour\, ce livre de Didier Roth-Bettoni est un nouveau témoignage pionnier sur la représentation au cinéma\, entre 1983 et 2017\, des malades et de leur entourage. Dans cet ouvrage\, l’auteur déploie une filmographie vertigineuse composée de centaines de films souvent très confidentiels ou malheureusement oubliés\, ayant eu et continuant à avoir une importance cruciale sur cette question. Un travail salutaire pour sa capacité à analyser avec acuité ces films dont les enjeux ont indéniablement infléchi le cours de l’Histoire et participé à la construction de la communauté LGBT et la manière dont le reste de la société l’a regardée. \nRevisitant ce corpus cinématographique aussi riche que contrasté\, Didier Roth-Bettoni annonce ainsi son ouvrage préfacé par Christophe Martet\, ancien président d’Act Up Paris. Les Années sida à l’écran fait le bilan de quatre décennies\, met en garde devant une pandémie toujours là\, contre le recul de la vigilance\, pour que jamais ne se perde l’esprit artiste et militant d’un film comme Zero Patience. \n«Ce livre est sur les images de nous en ces temps de tempête. Les images de nous créées en réponse au chaos\, les images plaquées sur nous de l’extérieur\, les images de nous en communauté\, les images de nous seuls face à la mort\, les images bienveillantes\, les images hostiles\, les images empathiques\, les images dérangeantes\, les images neutres\, les images exaltées et folles. \nCe livre comme un mausolée […] Comme un hommage à ceux qui ont fait ces images et qui sont partis\, Derek Jarman en tête. \nComme un salut à ceux qui ont fait et font encore ces images\, envers et contre tout\, John Greyson le premier\, son Zero Patience en bandoulière. \nZero Patience\, film gay\, film queer\, film grave\, film léger\, film consolant\, film revendicatif\, film de mort\, film d’amour\, comme un symbole\, comme un emblème\, tant il incarne\, d’une certaine manière… ces années sida et leur cinéma. Comme la résultante des films antérieurs à s’être frottés à la maladie depuis l’apparition de celle-ci\, douze ans plus tôt. Comme un moment clé. Comme l’annonce\, sinon l’ébauche\, de ce qui va se jouer par la suite sur les écrans à propos de cette question. Comme l’écho d’un moment très spécifique dans l’histoire de la maladie et de ses représentations. \nPatience zéro\, comme un slogan\, Zero Patience\, comme un manifeste…» \nLe film du Canadien John Greyson est une fable « électro-pop » sur-vitaminée et irrévérencieuse. Inclassable musical militant\, le film\, sorti entre Les Nuits fauves\, de Cyril Collard\, et Philadelphia\, de Jonathan Demme\, ne concourut ni aux Césars ni aux Oscars\, mais marqua un tournant dans la vision de la maladie\, comme dans la position d’où l’observer. \nNé en 1967\, historien et spécialiste du cinéma LGBT international\, critique attitré du magazine Rhône-alpin Hétéroclite\, Didier Roth-Bettoni « accorde une importance toute particulière à l’idée de mémoire homosexuelle\, de transmission intra- et extra-communautaire d’une histoire propre aux gays et aux lesbiennes¹ ». Il évoquera sans conteste cet effet « de génération² qui voit en l’espace de trois-quatre ans – de façon absolument pas concertée – sortir quasiment au même moment le film de Robin Campillo\, le livre d’Elisabeth Lebovici³ sur le sida dans l’art\, ainsi que plusieurs documentaires ou séries tant aux États-Unis – sur l’histoire d’Act-Up\, qu’en France – sur les mouvements LGBT dans les années 80 à 2000 de Philippe Faucon pour Arte\, ou encore en Suède avec la série Snö tirée du livre de Jonas Gardell N’essuie jamais de larmes sans gants. Autant d’œuvres artistiques marquant le fait qu’un travail intime est enfin possible. Un travail de réflexion\, de retour sur notre histoire\, notre passé\, signe d’un processus de deuil qui est enfin terminé\, d’acceptation d’être survivant. » \n  \n\nPour aller plus loin : \nLes Années sida à l’écran de Didier Roth-Bettoni\, Editions ErosOnyx\, livre de la collection EO images\, publication de juin 2017\, avec le DVD du film Zero Patience de John Greyson – Canada\, 1993. \n1- Article par Romain Vallet\, Hétéroclite\, juin 2017\nLien de l’article \n2- Entretien donné en juin dernier par Didier Roth-Bettoni au web-magazine culturel Diacritik\nLien de l’entretien \n3- Livre d’Élisabeth Lebovici Ce que le sida m’a fait – Art et activisme à la fin du XXe siècle (JRP Ringier – La maison rouge\, 2017) \n4- Emission La grande table d’été\, du 22 août 2017\, avec Robin Campillo et Didier Roth-Bettoni\, sur France Culture\nLien de l’émission
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LOCATION:Palais de la Mutualité\, 3 place Antonin Jutard\, Lyon 3\, 69003\, France
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