Bertrand GaudillèreLe 16 octobre, Lyon signe un engagement d’action, en présence d’élus, de responsables associatifs, de journalistes. C’est le coup d’envoi d’un plan d’action contres les discriminations et pour la diversité.

Une cérémonie dans les salons rouges de l’Hôtel de Ville pour annoncer un plan contre l’homophobie ? Pas un simple engagement moral, mais un démarrage officiel. Tout commencera par un module de «sensibilisation» à destination du personnel de la ville. Il a été mis au point par l’Autre Cercle, cette association de cadres gays très impliquée dans les milieux professionnels. On aborde le sujet par des situations concrètes : «Un salarié vous fait parvenir son certificat de PACS» ou encore «Un agent est victime de brimades parce qu’il est efféminé». Retour vers le cadre : «Que dois-je faire? Que puis-je faire?». Pistes de réflexion, propositions de solutions, mais aussi information sur le contexte législatif. «Beaucoup de gens ignorent que les discriminations sont un délit, ils croient encore que c’est une opinion» soulève Heidi Giovacchini, promoteur du projet pour la Ville de Lyon. Elle est adjointe chargée des droits civiques et des nouveaux modes de vie urbains. Il s’agit d’abord de sensibiliser les chefs d’équipes et les cadres intermédiaires. Premiers départements concernés : police municipale, espaces verts et structures sportives. Pourquoi? «Oui», reconnaît Heidi Giovacchini, «l’Autre Cercle nous a fait remonter des situations préoccupantes». Une première étape, mais personne ne compte s’arrêter là. L’adjointe lyonnaise veut que la ville devienne exemplaire. Elle vise clairement le label «Diversité» décerné par l’AFNOR, et voudrait que Lyon soit la première labellisée. Elle s’appuie sur la Charte des Droits de l’Homme dans la Ville, signée par Lyon en 2002. On y trouve, entre autres, un article 2 qui parle de «droits garantis par les autorités municipales, sans aucune discrimination tenant à l’origine, la couleur, l’âge, le sexe ou l’option sexuelle…». Une feuille de route. Ca tombe bien, l’Autre Cercle tient dans ses cartons toute une batterie de modules de formations sur le sujet, d’une demi heure à une journée entière. Alain Mougniotte, le président rhônalpin, exprime la volonté de l’association que «la ville s’engage sur un plan d’action pluriannuel».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.