Révélé par la bande-originale du film de Christophe Honoré Les Chansons d’amour, Alex Beaupain réussit à ne pas décevoir avec son deuxième album, 33 tours.

alex beaupain 33 toursAlex Beaupain peut remercier Christophe Honoré. En effet, depuis que son ami cinéaste a remis au goût du jour ses ballades mélancoliques dans la comédie musicale générationnelle Les Chansons d’amour, le petit monde de la variété française (dans le sens noble du terme) ne jure que par lui. Au vu du succès remporté par le film et la BO, 33 tours, le deuxième album de notre homme était attendu au tournant. Et il semble avoir réussi son examen d’entrée : l’hebdomadaire Télérama lui a accordé une critique dithyrambique, flanquée de 4 clés. Pas mieux… Mais penchons-nous un peu plus sur ce 33 tours. Qu’y trouve-t-on ? Rien de révolutionnaire, serions-nous tenté de conclure à la première écoute, tous les titres restant dans le même esprit que les précédents. Des comptines pop très écrites, accompagnées de petites mélodies élancées façon eighties, avec pour thème principal l’absence, la mort. Les Chansons d’amour en parlaient déjà, 33 tours poursuit le chemin du romantisme endeuillé (à 25 ans, Beaupain perdait subitement sa petite amie). Mais l’univers est moins plombé qu’auparavant, plus léger, plus charnel (Je veux en est un exemple très sympathique, très dansant), ce qui fait tout le charme de ce nouvel album. Et tant pis si sa voix n’est pas parfaite, si parfois ça sonne un peu faux, ceux qui ont déjà assisté à l’un de ses concerts savent que ces défauts se prêtent parfaitement à l’univers naïf du très chouchoune Alex Beaupain.

www.alexbeaupain.com

Photo © Frédéric Stucin

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