À l’occasion de la sortie de son nouvel album, le Montréalais Tiga, figure emblématique de la scène électro, crochète par Lyon pour le plus grand plaisir des clubbers. Ciao, c’est le titre de son nouvel opus. Tiga tire t-il sa révérence ? Au contraire, qu’on s’accroche, c’est un retour en force qui est prévu cette année ; Tiga n’a pas l’intention de nous ménager. En 2006 déjà, il avait fait une entrée fracassante avec le très réussi Sexor. Un album synthétique aux basses surpuissantes, aux compositions plutôt pop et sucrées de new-wave dans lequel on retrouvait des titres en surtension orientés dancefloor. Bien qu’hyperactif – producteur, créateur de son propre label Turbo record, chirurgien-plasticien de tubes 80’s – Tiga collabore, délègue et s’entoure. Il fait souvent appel à ses amis : les belges Soulwax, Jake Shears des Sissors sisters (il a d’ailleurs remixé un morceau du groupe), Jesper Dahlback de DK7 ou encore le truculent Gonzales. C’est aussi l’ombre de Depeche Mode qui plane sur ses productions ainsi que la lumière (et la coquetterie) de Bowie. Car Tiga n’est pas un Dj derrière ses machines, planqué sous un casque ou un scaphandrier. Eye-liner et éventail en main, on sourit pour la photo, on contrôle son image et son sex-appeal. Tiga se rend populaire, généreux, fait des concerts-happening surprises au coin des rues. Il est ainsi sur deux tableaux : la scène underground, sérieuse, musicale et contrôlée d’une part, une plateforme pailletée, qui envoie des gros beats, du son club et du disco de l’autre. Deux aspects que l’on retrouve sur son nouvel album, un disque en deux couleurs, avec encore de nombreuses collaborations. Un pari idéal qui lui permet d’avoir les faveurs d’un public de plus en plus large. C’est donc avec Ciao en poche que Tiga entame son tour des pistes de danse à surchauffer. Un écho sonore qui pourrait bien finir en séisme, le 23 avril à La Chapelle.

Le 23 avril à la Chapelle, 60 montée de Choulans-Lyon 5

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