Présidente de l’association trans lyonnaise Chrysalide.

Comment avez-vous vécu cette Marche lyonnaise ?
Un moment très fort pour toutes les personnes trans. On sentait une ambiance très militante, une vraie solidarité. Les gens reprenaient les slogans qu’on criait au micro «transhomos, tous égaux», «les psy c’est l’enfer, les trans en colère». Il y a eu cette minute de cris place Lyautey, repris par toute une foule. La mobilisation aussi : 10 000 personnes, c’est énorme.

Et la suite, après la Marche ?
On va maintenir la pression. Sur la Haute Autorité de Santé qui doit remettre un rapport en octobre sur la prise en charge des personnes trans. Nous continuons de rencontrer des politiques. Nous avons vu le député Jean-Louis Touraine (PS). La Ville aussi peut faire quelque chose : former ses assistantes sociales et son personnel à l’accueil des personnes trans. Il y a tout un travail d’information et d’explication à faire au quotidien.

C’est le travail de Chrysalide ?
Nous sommes une association régionale qui a son siège à Lyon. Nous recevons des personnes qui viennent de tout Rhône-Alpes. Pour les aider à parler à leur entourage, pour gérer des situations difficiles comme des menaces en milieu professionnel, ou pour débloquer des problèmes administratifs. Par exemple, la préfecture du Rhône refusait d’instruire des changements d’état civil parce qu’elle croyait que cela ne relevait pas de sa compétence.

www.chrysalidelyon.free.fr

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