De la pop au Clacson ! Tout finit par arriver. La salle la plus rock/metal/punk/noise de l’agglomération lyonnaise planque la 8.6 le temps d’un festival pop, co-organisé avec le jeune label lyonnais Écho Orange.

Les 14, 15 et 16 avril aura lieu la première édition du festival Écho Orange, qui proposera une programmation hétéroclite réunissant des artistes français, anglais, américains… et lyonnais ! Car la fin de l’association Dandelyon n’a pas signé la mort de la pop made in Lyon.

Le Clacson et le label Écho Orange mélangent donc les genres et leurs expériences durant trois jours marqués, entre autres, par le retour des Hushpuppies. On les avait quittés en 2008 avec le titre I Want My Kate Moss. Leurs préoccupations, depuis, ont bien changé, comme en atteste leur troisième opus, The Bipolar Drift. Sous ses dehors intellos, l’album est tout aussi rock, tendance garage, que ses prédécesseurs.

Da Brasilians, autre tête d’affiche, est un groupe normand qui, au lieu d’aller puiser l’inspiration pop outre-Manche, a préféré traverser l’Atlantique pour proposer un son beaucoup plus west coast. Nulle présence ici de refrains nerveux ou de couplets sautillants : chez Da Brasilians, la pop ressemble plus à une ballade, avec des chœurs de hippies et des chants ingénus.

Pour une pop un peu plus taquine, il faudra repasser le 15 avril afin d’assister au concert de John and Jehn. Ce couple de Français est aujourd’hui exilé à Londres, ce qui semble assez logique au vu de ses influences musicales, qui flirtent à la fois avec la fraîcheur du rock anglais et avec le post-punk. Leur dernier album, sorti l’an dernier, a été mixé par Dave Bascombe, producteur par le passé de Tears For Fears, de Depeche Mode ou encore d’Echo & The Bunnymen. Voilà qui annonce la couleur…

Écurie lyonnaise

Les amateurs de pop à la lyonnaise connaissent peut-être déjà l’association Écho Orange, forte aujourd’hui de quatre-vingt-dix adhérents. Dans ce rassemblement de popeux, c’est avant tout l’esprit do it yourself qui prime. Car Écho Orange, c’est un peu la Super Nanny des groupes locaux : du booking au management en passant par la production, l’association s’occupe de tout et tout est fait maison, hors des sentiers mainstream. Sept groupes font déjà partie de cette nouvelle écurie et quelques-uns seront présents lors de cette première édition du festival. Ce sera le cas des Rebels of Tijuana, qui adorent faire du neuf avec du vieux et qui seront de retour avec des tubes 60’s et yéyés dignes de la grand époque de Dutronc. Et pour contenter ceux qui pensent que la pop doit sonner comme de l’autre côté de la Manche, The Invaders se chargeront du son anglo-saxon le 15 avril.

 

Photo © J.-B. Ambrosini

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