Les cérémonies grenobloises de la Journée nationale du Souvenir de la Déportation, dimanche 24 avril, ont été marquées cette année par la présence officielle, pour la première fois, de membres du Collectif Interassociations Gays et Lesbiennes (CIGALE), chargé de représenter les déportés homosexuels.

Une victoire obtenue de haute lutte : les premières demandes effectuées par CIGALE auprès de la préfecture (organisatrice des commémorations) remontent en effet à… 2003. Mais jusqu’à présent, le collectif s’était heurté à des refus systématiques. En 2006, il a même modifié ses statuts pour inclure parmi ses objectifs la perpétuation de la mémoire des déportés pour homosexualité. En vain. En janvier, il adhère aux Oublié(e)s de la Mémoire, qu’il représente désormais à Grenoble. C’est cette association qui l’informe de l’existence d’une circulaire récente du ministère de la Défense et des Anciens Combattants demandant aux préfets d’inviter aux cérémonies du souvenir des associations portant la mémoire des déportés homosexuels. Cette fois, la préfecture de l’Isère n’a pas pu refuser.

Mais pas question pour autant d’être tourné uniquement vers le passé : parce que l’homophobie est une réalité à la fois historique et encore très présente, CIGALE organisera, avec le concours de AIDES Arc Alpin, un kiss-in dans le centre-ville de Grenoble le 17 mai, Journée mondiale contre l’homophobie.

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