Jeudi 7 juin se tiendra, lors du Buffet inaugural de la Quinzaine des Cultures LGBT, une exposition sur les émeutes de Stonewall, à l’initiative de l’association Rimbaud, du Collectif lesbien lyonnais et de Chrysalide

Les émeutes de Stonewall sont une série de manifestations spontanées et violentes menées contre un raid de la police qui a eu lieu dans la nuit du 28 juin 1969 à New York, au bar le Stonewall Inn (dans le quartier de Greenwich Village). Ces événements sont souvent considérés comme le premier exemple de lutte des gays et des lesbiennes contre un système soutenu par les autorités et persécutant les homosexuels. Ces émeutes représentent le moment symbolique marquant le début du mouvement des droits civiques pour les homosexuels, aux États-Unis et partout dans le monde. C’est en souvenir de ces émeutes que les Marches LGBT ont lieu partout dans le monde au mois de juin.

Les associations Rimbaud, Chrysalide et le Collectif lesbien lyonnais ont monté de concert une exposition pour rendre hommage à cet événement séminal. Celle-ci sera divisée en deux parties: la première rappelle le contexte historique de Stonewall et la deuxième parle de l’actualité propre à la communauté LGBT.

L’exposition, dont le but est de rappeler le côté revendicatif et politique des Marches LGBT, s’est déjà tenue le 2 juin dernier au bar De l’autre côté du pont, situé dans le 3e arrondissement de Lyon. Une partie des recettes reçues était destinée aux trois associations organisatrices.

Rappeler l’histoire des Marches des Fiertés

Pour Nicolas, membre de Rimbaud, cette exposition permet de lutter contre les préjugés qui frappent encore la Marche des Fiertés. Il ne s’agit pas d’un simple «carnaval» mais bien d’une marche commémorative, en hommage aux émeutes de Stonewall. «Redécouvrir, revisiter, réinvestir Stonewall» est le credo que cette exposition a choisi de suivre. Le projet de faire une exposition sur ce sujet remonte à la dernière Marche des Fiertés, pour que la communauté LGBT elle-même n’oublie pas que cette Marche est avant tout le produit d’une histoire.

Camille, membre du Collectif Lesbien, estime nécessaire de casser les préjugés sur les Marches (notamment l’idée que ce n’est qu’un prétexte que la communauté utilise pour faire la fête, une fois de plus). Pour le Collectif lesbien lyonnais, il ne faut pas seulement lutter contre une seule discrimination mais bien de lutter contre toutes. L’association se veut conviviale, militante avant tout, réunie autour d’un événement festif.

Le choix du lieu n’est pas anodin. En effet, De l’autre côté du pont est réputé pour être un bar historiquement militant, une coopérative dont tous les serveurs sont membres.

Val, membre de Chrysalide, juge que cette exposition permet d’intégrer les nouvelles générations à une histoire commune. Il s’agit de montrer la visibilité des minorités sexuelles, et notamment de rappeler que la présence des transsexuel(le)s dans cette Histoire est importante pour lutter contre la transphobie. Cette exposition permet de parler de la santé et des revendications des trans : être reconnus comme des êtres à part entière, la simplification des démarches de changement d’état civil, la fin de la psychiatrisation de la part des médecins et bien sûr la lutte contre la «mauvaise médiatisation».

www.fierte.net

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