La Sublime Revanche de Camille Germser met en scène huit danseuses de cabarets parisiens qui décident de monter leur propre revue après leur licenciement.

Camille Germser ne s’en est jamais caché : il aime les plumes, les numéros de cabaret et les «girls» qui composent sa troupe, La Boulangerie. Il avait agité le tout, avec l’énergie et la poésie qui transforment les lubies en grands moments de théâtre, en créant La Sublime Revanche en 2004. L’argument : huit danseuses de différents cabarets parisiens montent un syndicat en 1973, pour défendre leur art et leur autonomie. Toutes sont licenciées et décident de créer leur propre spectacle, au Théâtre du Soupirail. La Sublime Revanche est la reconstitution de cette revue, dont personne n’est certain qu’elle ait vraiment existé.

la sublime revanche

Les numéros exécutés avec brio ou désinvolture sont entrecoupés d’adresses au public, de clins d’œil (un petit mot de Simone Hérault, égérie-voix de la SNCF) qui sèment le doute sur la représentation : ces femmes sont-elles les fantômes des meneuses-syndiquées ou bien leurs héritières inspirées ? Quoi qu’il en soit, quelque chose se rejoue sur scène (et dans la salle), qui nous plonge dans un temps suspendu, en compagnie d’une troupe de femmes que l’on imagine volontiers complices dans la vie et aimées par un metteur en scène qui les réunit de nouveau cette saison pour le plaisir du public.

 

La Sublime Revanche, du 20 au 26 juin 2013 au Théâtre de la Croix-Rousse, place Joannès Ambre-Lyon 4 / 04.72.07.49.49 / www.croix-rousse.com

 

Photos © Cédric Roulliat

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