l'homosexualité dans le polar the boy who was buried this morning a dave brandstetter mystery hétérocliteL’homosexualité dans le polar, genre machiste par nature, n’a réellement pris son essor qu’à partir des années 1970 avec la saga de Dave Brandstetter, enquêteur pour une compagnie d’assurance, écrite par Joseph Hansen. Le héros assume totalement son homosexualité et contrairement à son père volage (qui accepte les préférences de son fils), il entretient des relations de longue durée. Grâce à l’influence d’Hansen, les polars des années 80 parlent plus ouvertement d’amour homosexuel et décrivent des personnages gays réalistes, comme le journaliste d’investigation d’Ô Tante en emporte le vent, de Jean-Nicolas Baudrin, qui comporte des scènes d’amour aussi chaudes que romantiques. La “normalité“ du héros homosexuel est entérinée par Richard Stevenson en 1982 avec Les Damnés du bitume, un polar où Donald, détective privé en couple, enquête sur un meurtre dans un milieu homo aux personnages fascinants. L’Américain Michael Nava survole quant à lui les années 90 avec sa série autour de Henry Rios, un avocat gay. Il souligne la psychologie des personnages et les difficultés de vivre son homosexualité au grand jour. Dans les années 2000, l’idée de mariage gay fait son chemin aux États-Unis et le polar gay devient une industrie (presque) comme une autre. Les auteurs (comme P. A. Brown ou A. M. Riley) sont moins engagés et davantage portés sur l’érotisme et l’action. En France, l’homosexualité dans le polar s’exprime aussi bien sur un ton délicieusement dépravé avec Mort d’une drag-queen d’Hervé Claude que sur un mode plus léger avec La mort vous remercie d’avoir choisi sa compagnie de Philippe Cassand.

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